Monde : UNION EUROPÉENNE
Vers une politique d’immigration plus “vigoureuse”


La politique de reflux de l’immigration illégale proposée jeudi par la commission européenne, s’accompagne d’une politique « vigoureuse» d’intégration des immigrés réguliers et d’une approche d'une aide aux pays d’origine. Relevant les — nombreux bénéfices économiques, culturel et autres que pourrait tirer l’Europe de l’immigration, la commission propose néanmoins une politique d’intégration qui fasse admettre les — valeurs fondamentales européennes » aux immigrants et écarte "les exceptions, les ghettos au motif de traditions religieuses".
Bien que les politiques d’intégration relèvent des politiques nationales, la commission aspire à aider et stimuler les politiques communes, en établissant des points de contact d’intégration pour promouvoir les connaissances accumulées en matière d’intégration. Un "forum permanent d’échange d’opinion" à ce sujet doit être également mis en place pour renforcer la — confiance “entre les citoyens européens et les immigrants. - — Un rapport sera établi tous les six mois à ce sujet par cette institution de l’UE. Par ailleurs, établissant un lien entre migrations et pauvreté, l’exécutif européen propose des orientations concrètes comme la facilitation d’envois de fonds des immigrés dans leurs pays d’origine à des fins favorables au développement. Les revenus provenant des transferts de fonds des immigrés dépassant largement» le volume de l’aide publique au développement, l’exécutif européen veut favoriser également la participation des membres volontaires de diasporas au développement des pays d'origine, par exemple en aidant ces pays à créer des bases de données relatives aux qualifications, dans lesquelles les personnes concernées peuvent s'enregistrer de manière volontaire. En outre, la commission entend — faciliter la circulation des cerveaux, en encourageant les migrations temporaires, en facilitant le retour des migrants dans leur pays d'origine — par exemple pour démarrer une activité commerciale — ou en permettant davantage aux migrants de s'engager dans des activités favorables au développement sans rentrer définitivement dans leur pays — par exemple par des détachements ou des investissements dans les pays d'origine". Enfin la commission propose de limiter l'impact de la fuite des cerveaux, par exemple en encourageant les états membres à limiter les recrutements dans les pays et les secteurs qui subissent une pénurie de main-d'œuvre qualifiée, et en encourageant des partenariats entre les institutions des pays en développement et celles de l'Union européenne. D’autre part, l’idée lancée l’année dernière de créer des centres de regroupement des candidats à l’exil dans les pays nord-africains, a été abandonnée. La commission affirme privilégier l’amélioration des conditions matérielles et de dignité de candidats, mais, à la suite de nombreuses critiques, "il ne sera plus question pour l’UE de traiter les cas de demande d’asile hors de ses frontières".

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable