Jeudi 22 Septembre 2005
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Régions Ouest : MASCARA/HACINE
La localité se remet progressivement de ses tragédies


Il y eut d’abord le drame de 1994 avec ce séisme qui a secoué les lieux. Beaucoup de malheur s’est abattu sur les habitants et le village a été en grande partie rasé. Il ne restait plus rien des anciennes habitations.

Après les efforts engagés par l’État, la reconstruction a été entreprise et durant de longues années, les citoyens ont vécu avec leur statut de sinistre synonyme de privation, de difficultés quotidienne il aura fallu du temps pour oublier la douleur chez ces habitants qui ont presque tout perdu sur le plan matériel. Certains sont partis ailleurs parce que n’ayant plus de toit. A cette calamité naturelle, sont venus s’ajouter les affres du terrorisme et le contexte sécuritaire a rendu encore plus difficile la reconstruction de la commune. Comme le reste de l’Algérie, celle-ci en a beaucoup souffert avec ses agglomérations voisines. Nous nous remémorons cette période sanglante et pour les DEC qui se sont succédé lors de celle-ci, c’était une mission impossible. Ce mardi, nous arrivons dans la localité. A ses portes à gauche, vous apercevez les nouveaux logements de l’après-séisme. Dans l’artère principale, la chaleur est supportable, mais il y a peu d’animation. Il faut dire que depuis le tremblement de terre n’y circulent pratiquement que les véhicules des résidents ou de service. La circulation a été détournée de l’autre côté sur la RN qui mène à Mascara et qui est empruntée par les bus, cars et autres taxis passagers. En nous rendant au siège de l’APC, nous croisons M. Benaïssa Kadda le président d’APC et montons à bord de son véhicule. C’est un homme aguerri qui a, à son actif, deux mandats dans les années 1980. En passant devant le jardin public en face duquel se trouvait l’ancienne mairie, nous ne pouvons nous empêcher d’avoir une pensée pour le regretté Kaddour Bousselham, notre confrère et ami d’enfance lâchement assassiné en 1994. Il est mort avec son statut de sinistré puisqu’il a été enlevé sous une tente. Il reste de lui cette plaque commémorative dans ce jardin justement où nous avons coutume de passer jadis des moments. Avec le président d’APC, nous nous rendons au CEM où se déroulent les épreuves de l’examen de sixième (2e session). Sur les 59 candidats inscrits, 4 sont absents. Dans cet établissement, nous sommes agréablement surpris par la présence de nombreux arbres et plantes qui rendent le cadre agréable alors que nous avons déploré l’absence d’une quelconque plante dans les cours de lycées récemment inaugurés à Oued- Taria et Aïn-Fekan. Peut est-ce dû au fait qu’ici on est plus attachés aux arbres, à la nature. Il convient de signaler qu’il y a de cela trois décennies environ, Hacine était encore un verger avec une grande production d’agrumes dont une partie s’exportait. Beaucoup d’habitants vivaient de ceci, ils étaient employés dans les orangeraies et unités de conditionnement. C’est une époque lointaine. La sécheresse est passée par là. Toujours dans le volet économique, la fermeture des deux briqueteries et l’unité Eriad vétuste ont engendré des pertes d’emplois. A Haï Benmechta, le nouveau Hacine en quelque sorte, qui a vu le jour après le séisme, vit une grande partie des 10.000 habitants que compte la commune. A proximité du CEM, l’on nous dirige vers la salle destinée au sport scolaire. C’est une belle réalisation qui devrait être réceptionnée dans un mois. A proximité se trouve une salle pour la pratique du karaté. Avec ceci, les jeunes disposent également d’un cercle culturel pour égayer leurs moments de loisirs. Dans ce quartier se trouve le lycée, et la rentrée scolaire se serait effectuée dans de bonnes conditions à l’instar du CEM qui a été quelque peu soulagé puisque des élèves originaires de El Guethna à 9 kilomètres y sont retournés à la faveur de la réception d’un nouvel établissement d’enseignement moyen. Globalement, nous a-t-on déclaré la rentrée scolaire a eu lieu dans sans difficultés pour les 2200 élèves tous cycles confondues. Les 8 écoles primaires ont été dotées de chauffages pour affronter l’hiver. Le taux d’occupation des classes n’est pas alarmant. L’on nous a signalé, par contre, la défection d’enseignants pour le moyen et le secondaire, soit 5 au total alors que dans des douars voisins, ce seraient deux maîtres d’école qui n’ont pas rejoint leur lieu de travail. Dans le chapitre médecine scolaire, les élèves sont pris en charge dans le centre de santé en attendant une éventuelle dotation en U.D.S. Les 120 cartables et 120 tabliers ont été remis aux enfants nécessiteux et les attributions posent souvent problème compte tenu de la condition sociale de membres de parents plus impatients. Côté développement, et donc 11 ans après le séisme, Hacine a connu une véritable mutation. Nous rappellerons que la zone sinistrée avait bénéficié d’un prêt de 51 millions de dollars qui représentait 61% du programme global de reconstruction. Au niveau des 98 lotissements, l’opération de réhabilitation et viabilisation est en cours. Ouled-Aïssa est une agglomération secondaire et à l’instar des autres douars, elle a bénéficié de mesures urgentes de développement, les douars Ouled-Ahmed-Seghier-Mechkour et autres Ouled Hamou ont été désertés par leurs habitants durant les années sanglantes du terrorisme. Mezaoura situé sur la montagne surplombant Hacine en a particulièrement souffert. Ce sont 400 habitants environ qui ont été contraints de se déplacer, ces douars se repeuplent progressivement. Par contre, 130 candidatures ont été récemment enregistrées. Les intéressés ont été destinataires de décisions relatives à l’aide pour l’habitat rural notamment à Bekahra1 et 2, ainsi qu’à Bhourat. Des réalisations et autres opérations de développement inscrites tant dans les PCD que dans le programme sectoriel ont amélioré la situation dans le cadre de l’habitat et électrification construction de structures scolaires ou sanitaires. Mais le problème de l’AEP reste posé. Les citoyens souffrent du déficit en approvisionnement d’eau, “voilà une semaine que nous n’avons pas eu une goutte, nous dira un citoyen. En attendant une distribution régulière, l’on se tourne vers les citernes des particuliers pour acheter de l’eau. Pour l’anecdote, en 2001, la localité avait cru en avoir fini avec la pénurie d’eau. L’on avait fait la fête et la Ouaâda avec la venue du ministre de l’Intérieur de l’époque. C’en était fini avec la rareté de l’eau avait-on dit. Depuis peu, l’eau aura coulé sous les ponts. M. Meddeber

Belkhadem : «Les opposants à la réconciliation n’ébranleront pas la conviction du peuple»

“Les opposants au projet de réconciliation nationale sont libres de faire campagne mais ils n’ébranleront pas la conviction de la majorité du peuple algérien”, le secrétaire général du FLN et non moins ministre d’Etat et représentant personnel du président de la République a eu ces mots dans la salle El-Feth où il a animé un meeting. L’assistance était composée essentiellement de militants FLN venus en grand nombre de tous les coins de la wilaya. La mobilisation a payé. Etayant ses propos, le secrétaire général de l’ex-parti unique fera savoir que lors de son récent séjour en Angleterre, il avait rencontré la communauté algérienne qui y résidait. “Des Algériens m’ont contacté pour demander à voter car ils n’étaient pas inscrits dans les consulats. Ce sont des haraga bien sûr en situation irrégulière”, fera-t-il savoir. “C’est notre conscience collective qui nous dicte ce choix synonyme d’arrêt d’effusion de sang, de paix et de stabilité retrouvées. Le pays a été bloqué durant deux décennies, enchaînera-t-il, avec la chute du prix du baril dans les années 1980 et des programmes de développement ont été gelés. La peur s’était installée” chez les citoyens. Et pour illustrer ceci, il lancera : “Dans les années 1990, celui qui osait parler de réconciliation était pris entre deux feux les services de sécurité, d’une part, et de l’autre, les terroristes”. Il louera les mérites de ce qui a été accompli durant le premier mandat de l’autre Abdelaziz, le président de la République, et des perspectives de développement en mettant l’accent sur l’embellie financière. “Notre choix est fait et que cesse la fitna car nous ne devons pas le laisser en héritage à nos enfants”, dira-t-il, d’autre part. Après une courte intervention de 25 minutes, Belkhadem devait rejoindre Saïda.
M. M.

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