
Régions Ouest : TLEMCEN/TRANSPORT PUBLIC Un circuit anarchique
L’apport du secteur privé dans le domaine urbain et semi-urbain est devenu un véritable calvaire pour les usagers et plus particulièrement ceux de la banlieue. A l’heure actuelle, aucun plan de circulation répondant aux besoins de la wilaya n’a été conçu pour mettre fin à cette anarchie systématique. Depuis août 1999, transporteurs et transportés perdent le nord dans une ville devenue infréquentable aux heures de pointe. A cela s’ajoutent d’autres désagréments, certains ne respectent aucun itinéraire, à titre d’exemple, le trajet Hennaya-Tlemcen, les voyageurs sont obligés à prendre deux bus pour un trajet de 10 km faute de quoi, ils n’arrivent jamais à destination. Autre cas, un déplacement de la commune de Mansourah vers Tlemcen-ville nécessite plus de 3/4 d’heure, ce qui oblige les écoliers à se lever au premier appel du muezzin pour être à 8 h en classe. En période hivernale, ces enfants de la banlieue encourent de graves dangers (obscurité et chiens errants). D’autre part, les usagers sont soumis à de rudes épreuves à l’intérieur de ces microbus, manque d’hygiène, surcharge, quant aux fameux tickets, ils sont rarement remis aux passagers. Et parfois des chauffeurs ne se gênent pas à vous casser les oreilles avec des décibels obscènes. Ceci passe car le plus grave, on assiste parfois à de véritables rodéos entre chauffeurs d’une même ligne mettant en péril la vie des passagers. Le nombre d’accidents provoqués par les bus sont effarants. Ce secteur vital et stratégique est en train de se clochardiser, il est temps pour les contrôleurs des services des transports ou autres autorités concernées d’assainir cette situation qui n’a que trop duré. Au fait, pourquoi les communes, à l’exemple de Mansourah et Chetouane ne se dotent-elles pas d’une régie de transport communale à l’instar des grandes villes (Alger-Constantine). M. Zenasni
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