Les travailleurs du centre de formation professionnelle de Draâ- El-Mizan sont entrés dans un mouvement de grève d’une semaine renouvelable pour faire valoir leurs droits consignés dans une plate-forme de revendications dont ils demandent la satisfaction.
La décision a été prise samedi dernier, à la suite d’une assemblée
générale au cours de laquelle les membres de la section syndicale ont
informé leurs collègues de la teneur de la réunion, mardi dernier, avec
l’administration de l’établissement, nous a appris M. Ali Mohammedi,
secrétaire général de l’Union locale du syndicat UGTA à Draâ-El-Mizan. Dans
un document qui nous a été remis par la section syndicale, les travailleurs
énumèrent pas moins de neuf revendications dont la non-satisfaction est, de
leur point de vue, à l’origine du pourrissement dans le quel s’enlise
progressivement leur établissement. Les travailleurs réclament, entre
autres, l’assainissement de leur situation financière avec le paiement des
vacations et de la prime du second semestre de l’année 2004. Dans le même
chapitre, ils exigent des garanties pour le versement des salaires des mois
de novembre et décembre ainsi que la prime du second semestre de l’année en
cours (2005). “On a appris que le budget de 2005 n’assure que 10 mois de
salaires sur 12 ”, ont-ils déclaré pour justifier leurs craintes, tout en
ajoutant : “Et quand on sait qu’après le Ramadhan c’est l’Aïd, on risque de
revivre le scénario catastrophique de la fête de l’année dernière qu’on a
passée sans le sou.” Un autre problème, et non des moindres, est soulevé par
les concernés. Il s’agit de la gestion de l’établissement par un directeur
auquel ses fréquentes absences et l’usage abusif du véhicule de service
privant ainsi le CFPA de ses prestations. En fait, explique M. Mohammedi,
les travailleurs doutent des capacités du premier responsable de leur
établissement à gérer convenablement le CFPA de Draâ-El-Mizan alors qu’il
assume la même charge de direction au sein du CFPA Kerrad-Rachid, sis au
chef-lieu de wilaya. Ils demandent, à ce propos, à la Direction de la
formation et de l’enseignement professionnel “de mettre fin à cette
inexplicable ubiquité”. Dans le procès- verbal sanctionnant la réunion ayant
regroupé la section syndicale et l’administration, le directeur du CFPA
s’est engagé à résoudre l’ensemble des points posés, notamment ceux relatifs
au volet financier. Quant à sa présence assidue, il l’a conditionnée par la
disponibilité d’un logement, le sien étant toujours occupé par
l’ex-directeur. Pour le véhicule de service, le directeur justifie son
utilisation par les risques et la longueur du trajet (il habite Tigzirt,
ndlr), tout en rappelant qu’il a utilisé son propre véhicule durant deux
années sur les cinq depuis qu’il est en service à Draâ-El-Mizan. Les points
ayant trait à la régularisation de deux travailleurs aux travaux au niveau
du portail ainsi que les logements d’accompagnement ont été également
abordés sans que des explications et autres promesses du directeur n’aient
convaincu les protestataires qui ont décidé d’un débrayage cyclique. Samedi
prochain, ils se réuniront de nouveau et, à la lumière de l’évolution de la
situation qui prévaut dans leur établissement pour laquelle ils demandent
expressément à ce qu’une commission d’enquête ministérielle soit diligentée,
ils décideront des suites à donner à leur mouvement.
A. A. Y.
“Le prix du mérite Ali Zamoum” institué
En marge des actions de solidarité qu’elle mène en direction des
familles, femmes et enfants nécessiteux, l’association Tagmats vient de
créer “le prix du mérite Ali Zamoum”, avons-nous appris auprès des membres
de cette association carritative dont le père fondateur n’est autre que le
défunt Ali Zamoum. Ce prix se veut, selon ses initiateurs, un geste
d’encouragement à toute personne qui se sera distinguée par une action, un
acte méritoire pouvant servir d’exemple à suivre par ses concitoyens pour
les valeurs positives qu’il aura véhiculées. Il sera décerné chaque année,
vers la fin du mois d’août, à l’occasion de la commémoration de
l’anniversaire du décès de l’homme qui a fait de sa vie un perpétuel combat
pour le bien-être de ses semblables. Pour rappel le prix du mérite Ali
Zamoum, dans sa première édition, a été décerné à la jeune Ghania Hamad de
la commune d’Assi Youcef, dans la daïra de Boghni. Cette élève de terminale
a soulevé l’admiration unanime de toutes et tous ceux qui ont appris les
conditions dans lesquelles elle a passé avec succès les épreuves de l’examen
du baccalauréat. Elle a, en effet, perdu sa mère la première journée de
l’examen sans toutefois s’abandonner à la résignation face à la tragique
disparition d’un être aussi cher. C’est ainsi que transcendant sa douleur et
aidée par les encouragements de sa famille, la brillante Ghania a su trouver
les ressources nécessaires pour passer le reste des épreuves, comme l’aurait
certainement souhaité sa mère. Résultat : elle a obtenu son bac et s’est vu
ouvrir les portes de l’université et certainement pour de nombreux et
mérités autres succès.
A. A. Y.
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