
Actualités : HABITAT Logement social : le casse-tête
Le logement social revient-il à qui de droit, une année après que son attribution eut été transférée à des commissions idoines de daïra ? La mesure, dictée par un souci de répartition juste et équitable du logement social mais aussi pour juguler les lenteurs dans le traitement des dossiers et, donc, les livraisons, est loin d’avoir atteint ses objectifs. Les mêmes carences que celles connues du temps des commissions communales d’attribution de logements sociaux poursuivent de scléroser l’opération de distribution. Ceci même s’il est vrai qu’une légère amélioration s’en fait ressentir. Toutefois, l’effort est demeuré insuffisant, tant compliquée est la tâche dévolue aux nouveaux organes de distribution. A titre illustratif, dans la wilaya de Sidi-Bel-Abbes, aucune livraison n’a été effectuée jusque-là. Autant dire que la substitution des commissions de daïra aux commissions communales n’a pas secoué le cocotier. La daïra de cette ville de l’ouest du pays devra traiter pas moins de 17591 dossiers de demandes de logements sociaux. Ailleurs, la situation est quasi similaire. Il semble également que les commissions de daïra à charge du dossier du logement social opèrent de reprendre à zéro l’opération de recensement. Car, dit-on, les listes (dossiers) héritées des commissions communales ont besoin d’être grandement assainies. Le nouveau recensement, apprend-on de bonnes sources, a été entrepris juste avant le mois de Ramadhan. L’opération nécessiterait du temps. En attendant, ce sont 40 000 logements sociaux fin prêts, à l’échelle nationale, qui resteront inoccupés, faute d’être livrés. Et même lorsque cela sera fait, la tension restera sur le logement social. Les autorités elles-mêmes reconnaissent que la demande reste forte alors que l’offre est réduite. Cette situation perdurera encore pour un temps plus ou moins long. La demande va crescendo. Les délais de réalisation de projets de construction de logements sociaux restent longs. Ce qui fait que l’équation demande-offre aura du mal à trouver son équilibre de sitôt. Un déséquilibre qui se répercutera, donc, négativement sur le travail des commissions de daïra. Ces dernières pourraient se retrouver dans des situations identiques à celles rencontrées par leurs prédécesseurs. D’ailleurs, elles éprouvent déjà du mal à bien prester. S. A. I.
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