
Régions Ouest : KHEMIS MILIANA Les 57 employés de l’EDIMCO accusent...
Ils ont été 57 à signer une pétition qu’ils ont adressée à leur tutelle la SG-PRC-Centre dans laquelle ils accusent le P-DG de «malversations » de gestion inqualifiable... anarchique Selon la pétition dont une copie nous a été transmise, la direction userait de fraude contre les organismes étatiques : Impôts et Cnas dans la mesure où «des malversations et maladresses » font que «le directeur et sa suite se livrent à des activités commerciales non déclarées... sans documents officiels » sous la forme de «liquidation de stocks morts – vente de bons de ciment à deux clients privilégiés – vente à terme à un pseudo-client qui ne possède même pas de registre du commerce», peut-on lire sur la copie de cette pétition à laquelle ils joignent pour preuve un listing émanant de la cimenterie de Sour El-Ghozlane sur lequel figurent tous les enlèvements de l’année 2005. La gestion financière de l’unité est considérée par le collectif signataire de «désastreuse..., inqualifiable et anarchique » dont seraient responsables selon eux, «le P-DG et quelques-uns de ses assistants». Gestion financière aggravée, affirme-t-on, par «une augmentation de la dette des fournisseurs, la dette fiscale et parafiscale», en même temps, ajoute-t-on d’«une augmentation du volume des créances» et constatent soit «une absence totale de poursuites judiciaires, soit «une lenteur voulue dans certains cas de poursuites engagées». Les signataires trouvent paradoxal par exemple que «l’on avance que la trésorerie ne peut payer les frais de poursuites pour un chèque impayé par un «client» d’un montant de deux millions de dinars... mais cette même trésorerie «peut se payer» de quoi «payer deux avocats pour faire pression contre les ouvriers». Paradoxal aussi, trouvent-ils qu’«une entreprise au bord de la faillite... vende à terme à un pseudo client qui n’a même pas de registre du commerce...» (BL du 10/01/2005). Tout comme ils trouvent scandaleux «l’achat par le PDG d’une chambre à coucher pour un montant de 12 millions de centimes». Cela à un moment où ils n’ont touché aucun salaire depuis de nombreux mois mais ont bénéficié du couffin du Ramadhan selon leurs dires. Aussi les signataires «prient le président du directoire de prendre, au nom de la justice, et par respect pour les 70 familles affamées... de prendre une décision». Karim O.
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