Le comité
local du Croissant-Rouge algérien (CRA) de la commune de Makouda multiplie,
ces derniers jours, ses sorties dans les villages de la localité. Les
bénévoles distribuent en moyenne une vingtaine de colis alimentaires par
jour d’une valeur de près de 2 000 DA au grand soulagement des familles
démunies et des nécessiteux.
Contrairement aux années passées où les
opérations de bienfaisance dans la commune, durant le mois de Ramadhan,
étaient faites dans la confusion et où une famille a reçu des dons de la
part du CRA, de l’APC et de la daïra alors qu’une autre restera sur sa
“faim”. Cette année et pour la première fois depuis la création du C-RA en
1999, qui avait toujours des rapports tendus avec les ex-APC de Makouda,
notamment au sujet du siège que ces dernières lui ont toujours refusé sous
divers prétextes, en ce mois de carême les deux institutions et l’ONG se
sont associées pour atténuer les souffrances de leurs concitoyens. Les deux
institutions étatiques ont confié la gestion de cette louable opération aux
seuls bénévoles du C-RA qui investissent le terrain. “La coordination nous a
facilité la gestion avec notamment l’unification du fichier portant les
listes des nécessiteux répertoriés par les trois organismes. Mais aussi la
mise à notre disposition d’un camion avec chauffeur par l’administrateur
communale qui nous a permis d’effectuer les livraisons et les récupérations
des dons quotidiennement. De son côté, la daïra a mis à notre disposition un
local au chef-lieu pour le stockage de ces dons”, nous a affirmé Rachid
Boutalbi, président du C-RA. Le fichier global des nécessiteux de la commune
de Makouda s’élève à quelque 300 ménages. Pour le moment, le C-RA ne leur a
pas rendu visite à tous. Mais l’opération continuera jusqu’à épuisement des
vivres. A ce propos, il est utile de préciser que notre interlocuteur que
nous avons contacté dans la matinée de dimanche passé et qui lance à
l’occasion “un appel aux bienfaiteurs locaux pour venir en aide au C-RA afin
de prolonger la distribution des couffins alimentaires”, nous a révélé que
“seule une soixantaine de colis constitue son stock, c’est-àdire la
distribution de trois jours”. Néanmoins, l’expérience prouve que les appels
du CRA ne sont jamais restés sans écho. Pour rappel, les dons distribués par
le C-RA provient du fonds spécial de l’APC qui se chiffre à environ 100
couffins, de la daïra dont la contribution est de 130 colis ainsi que les
dons du C-RA, comité de wilaya, qui a reçu un important don de la Sonatrach
et des particuliers de la région. La semaine passée, par exemple, le comité
en question a reçu un don de pâte alimentaire assez important d’un
bienfaiteur de la ville de Bordj-Bou- Arréridj que les bénévoles ont
acheminé avec les moyens de transport de la commune. A l’orée de ces
premiers vingt jours du carême, les animateurs du comité local attendent le
retour de l’écho favorable à leur appel lancé à travers des affiches
placardées dans les villages et le chef-lieu, à l'adresse des commerçants et
des nantis locaux, pour mettre la main à la poche et permettre ainsi à
l’“opération de secours” de continuer “jusqu’à toucher toutes les familles
démunies de la commune avant la fin du carême”, espère notre source. Enfin,
le 27e jour du mois sacré sera aussi une occasion pour le C-RA d’effectuer
des circoncisions collectives pour une dizaine d’enfants de familles
démunies. L’opération chirurgicale sera assurée par une équipe de médecins
locaux. Des trousseaux ainsi que des médicaments seront remis gratuitement
aux chérubins.
Mohamed Ghernaout
Le vaccin antigrippal non encore disponible à Larbaâ-Nath-Irathen
Alors que toutes les institutions médicales sont mobilisées pour la
traditionnelle campagne de vaccination antigrippale, le vaccin antigrippal
reste indisponible dans les pharmacies et dans les cabinets médicaux.
Pourtant, depuis quelques jours, les professionnels de la santé ne cessent
de rappeler l’importance de la vaccination pour les personnes âgées de plus
de 65 ans et celles atteintes des affections de longue durée, comme le
diabète, les insuffisances cardiaques ou rénales, les accidents vasculaires
cérébraux ou encore l’épilepsie grave. En théorie, le vaccin devait être
disponible en pharmacie dès le début d’automne, soit le 21 septembre
dernier. Au niveau des centres de santé et des cabinets privés, la campagne
d’information autour de la vaccination préventive bat déjà son plein. La
grippe pourrait causer de graves complications au sein des populations
fragiles. Maladie souvent banalisé, la grippe peut entraîner chez le sujet
fragile des complications sur son état de santé comme par exemple des
peneumonies, un coma chez le diabétique ou des insuffisances respiratoires
chez les fumeurs. Le vaccin antigrippal, dont l’efficacité est assez
importante chez les populations jeunes en bonne santé, demande une seule
injection sous-cutanée chez l’adulte. Son coût est de 400 DA. Il n’est
efficace qu’au bout de 15 jours au maximum et doit être renouvelé chaque
année, précise un médecin généraliste. La vaccination annuelle est le seul
moyen de prévention efficace. En pharmacie, les médecins recommandent deux
vaccins spécifiques, le Tetagrip et Gripguard réservés aux aux plus de 65
ans. J-L-Hassani
Ighil Imoula vilipende les autorités locales
Ighil Imoula, le village de la proclamation du 1er Novembre 1954, de 87
martyrs de la guerre de libération de Boubaghla, Si Mohamed Lamdjed de son
vrai nom, le village de toutes les insurrections contre l’occupant français,
rencontre des difficultés auprès des autorités locales dans sa noble mission
consistant à commémorer dignement le 51e anniversaire du déclenchement de la
lutte armée pour recouvrement de la souveraineté nationale. La célébration
de cette date historique est entrée dans les mœurs de ce village depuis que
le regretté Ali Zammoum, une des figures emblématiques d’Ighil Imoula, prit
l’heureuse initiative d’ériger une stèle sur les lieux où fut tiré la
proclamation du 1er Novembre 1954, diffusée à travers le pays, pour sonner
l’heure d’un changement révolutionnaire ayant pour objectif l’indépendance
du pays. Ce 51e anniversaire, le village voulait en faire une occasion de
remise en état d'embellissement du monument des martyrs, de la stèle du 1er
Novembre 1954, du centre historique et culturel et de la salle de soins
ainsi que de l’édition d’un document retraçant brièvement l’histoire
politique du village de 1851 à 1962. Tout cela nécessite des frais et un
soutien des pouvoirs publics locaux aux efforts méritoires de la communauté
villageoise pour préserver et valoriser une parcelle du patrimoine national
à laquelle tous les Algériens attachent une importance capitale. Au lieu
d’être les initiateurs, les animateurs ou tout au moins de contribuer au
succès du projet envisagé par le village, les autorités locales refusent
d’avaliser une quelconque dépense à ce sujet, selon une lettre ouverte du
comité de village au président de la République. Relevant le défi “de ce
comportement négatif et méprisant à l’égard du village, de ses martyrs et de
son histoire, l’association a mis en chantiers et à ses frais toutes les
opérations à même de garantir une célébration “digne de l’événement et des
sacrifices consentis par les enfants du village. Les auteurs de la lettre
ouverte dénoncent les autorités communales et de daïra, en plus de la fuite
de responsabilité dont elles auraient fait preuve à l’occasion des
préparatifs du 1er Novembre, de non-assistance au village lors des tempêtes
de neige de l’hiver dernier, d’avoir privé d’eau la population durant
pratiquement toute la période d’été en maintenant à l’arrêt la conduite de
refoulement desservant le châteaud’eau de Tizi-N’tleta. Fier de son passé
révolutionnaire, de sa grande contribution au mouvement national et la
guerre d’indépendance, prétendant, par ailleurs, à un traitement honorable
imposé avec diplomatie par Ali Zammoum jusqu’à sa disparition, il y a un peu
plus d’une année, le village semble aborder, avec le contenu de sa lettre
ouverte, une nouvelle phase de ses relations avec les autorités locales.
B.
T.
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