Mercredi 26 Octobre 2005
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Régions Centre : TIZI-OUZOU
Le Croissant-Rouge aux portes des familles démunies de Makouda


Le comité local du Croissant-Rouge algérien (CRA) de la commune de Makouda multiplie, ces derniers jours, ses sorties dans les villages de la localité. Les bénévoles distribuent en moyenne une vingtaine de colis alimentaires par jour d’une valeur de près de 2 000 DA au grand soulagement des familles démunies et des nécessiteux.

Contrairement aux années passées où les opérations de bienfaisance dans la commune, durant le mois de Ramadhan, étaient faites dans la confusion et où une famille a reçu des dons de la part du CRA, de l’APC et de la daïra alors qu’une autre restera sur sa “faim”. Cette année et pour la première fois depuis la création du C-RA en 1999, qui avait toujours des rapports tendus avec les ex-APC de Makouda, notamment au sujet du siège que ces dernières lui ont toujours refusé sous divers prétextes, en ce mois de carême les deux institutions et l’ONG se sont associées pour atténuer les souffrances de leurs concitoyens. Les deux institutions étatiques ont confié la gestion de cette louable opération aux seuls bénévoles du C-RA qui investissent le terrain. “La coordination nous a facilité la gestion avec notamment l’unification du fichier portant les listes des nécessiteux répertoriés par les trois organismes. Mais aussi la mise à notre disposition d’un camion avec chauffeur par l’administrateur communale qui nous a permis d’effectuer les livraisons et les récupérations des dons quotidiennement. De son côté, la daïra a mis à notre disposition un local au chef-lieu pour le stockage de ces dons”, nous a affirmé Rachid Boutalbi, président du C-RA. Le fichier global des nécessiteux de la commune de Makouda s’élève à quelque 300 ménages. Pour le moment, le C-RA ne leur a pas rendu visite à tous. Mais l’opération continuera jusqu’à épuisement des vivres. A ce propos, il est utile de préciser que notre interlocuteur que nous avons contacté dans la matinée de dimanche passé et qui lance à l’occasion “un appel aux bienfaiteurs locaux pour venir en aide au C-RA afin de prolonger la distribution des couffins alimentaires”, nous a révélé que “seule une soixantaine de colis constitue son stock, c’est-àdire la distribution de trois jours”. Néanmoins, l’expérience prouve que les appels du CRA ne sont jamais restés sans écho. Pour rappel, les dons distribués par le C-RA provient du fonds spécial de l’APC qui se chiffre à environ 100 couffins, de la daïra dont la contribution est de 130 colis ainsi que les dons du C-RA, comité de wilaya, qui a reçu un important don de la Sonatrach et des particuliers de la région. La semaine passée, par exemple, le comité en question a reçu un don de pâte alimentaire assez important d’un bienfaiteur de la ville de Bordj-Bou- Arréridj que les bénévoles ont acheminé avec les moyens de transport de la commune. A l’orée de ces premiers vingt jours du carême, les animateurs du comité local attendent le retour de l’écho favorable à leur appel lancé à travers des affiches placardées dans les villages et le chef-lieu, à l'adresse des commerçants et des nantis locaux, pour mettre la main à la poche et permettre ainsi à l’“opération de secours” de continuer “jusqu’à toucher toutes les familles démunies de la commune avant la fin du carême”, espère notre source. Enfin, le 27e jour du mois sacré sera aussi une occasion pour le C-RA d’effectuer des circoncisions collectives pour une dizaine d’enfants de familles démunies. L’opération chirurgicale sera assurée par une équipe de médecins locaux. Des trousseaux ainsi que des médicaments seront remis gratuitement aux chérubins.
Mohamed Ghernaout

 

Le vaccin antigrippal non encore disponible à Larbaâ-Nath-Irathen

Alors que toutes les institutions médicales sont mobilisées pour la traditionnelle campagne de vaccination antigrippale, le vaccin antigrippal reste indisponible dans les pharmacies et dans les cabinets médicaux. Pourtant, depuis quelques jours, les professionnels de la santé ne cessent de rappeler l’importance de la vaccination pour les personnes âgées de plus de 65 ans et celles atteintes des affections de longue durée, comme le diabète, les insuffisances cardiaques ou rénales, les accidents vasculaires cérébraux ou encore l’épilepsie grave. En théorie, le vaccin devait être disponible en pharmacie dès le début d’automne, soit le 21 septembre dernier. Au niveau des centres de santé et des cabinets privés, la campagne d’information autour de la vaccination préventive bat déjà son plein. La grippe pourrait causer de graves complications au sein des populations fragiles. Maladie souvent banalisé, la grippe peut entraîner chez le sujet fragile des complications sur son état de santé comme par exemple des peneumonies, un coma chez le diabétique ou des insuffisances respiratoires chez les fumeurs. Le vaccin antigrippal, dont l’efficacité est assez importante chez les populations jeunes en bonne santé, demande une seule injection sous-cutanée chez l’adulte. Son coût est de 400 DA. Il n’est efficace qu’au bout de 15 jours au maximum et doit être renouvelé chaque année, précise un médecin généraliste. La vaccination annuelle est le seul moyen de prévention efficace. En pharmacie, les médecins recommandent deux vaccins spécifiques, le Tetagrip et Gripguard réservés aux aux plus de 65 ans. J-L-Hassani

 

Ighil Imoula vilipende les autorités locales

Ighil Imoula, le village de la proclamation du 1er Novembre 1954, de 87 martyrs de la guerre de libération de Boubaghla, Si Mohamed Lamdjed de son vrai nom, le village de toutes les insurrections contre l’occupant français, rencontre des difficultés auprès des autorités locales dans sa noble mission consistant à commémorer dignement le 51e anniversaire du déclenchement de la lutte armée pour recouvrement de la souveraineté nationale. La célébration de cette date historique est entrée dans les mœurs de ce village depuis que le regretté Ali Zammoum, une des figures emblématiques d’Ighil Imoula, prit l’heureuse initiative d’ériger une stèle sur les lieux où fut tiré la proclamation du 1er Novembre 1954, diffusée à travers le pays, pour sonner l’heure d’un changement révolutionnaire ayant pour objectif l’indépendance du pays. Ce 51e anniversaire, le village voulait en faire une occasion de remise en état d'embellissement du monument des martyrs, de la stèle du 1er Novembre 1954, du centre historique et culturel et de la salle de soins ainsi que de l’édition d’un document retraçant brièvement l’histoire politique du village de 1851 à 1962. Tout cela nécessite des frais et un soutien des pouvoirs publics locaux aux efforts méritoires de la communauté villageoise pour préserver et valoriser une parcelle du patrimoine national à laquelle tous les Algériens attachent une importance capitale. Au lieu d’être les initiateurs, les animateurs ou tout au moins de contribuer au succès du projet envisagé par le village, les autorités locales refusent d’avaliser une quelconque dépense à ce sujet, selon une lettre ouverte du comité de village au président de la République. Relevant le défi “de ce comportement négatif et méprisant à l’égard du village, de ses martyrs et de son histoire, l’association a mis en chantiers et à ses frais toutes les opérations à même de garantir une célébration “digne de l’événement et des sacrifices consentis par les enfants du village. Les auteurs de la lettre ouverte dénoncent les autorités communales et de daïra, en plus de la fuite de responsabilité dont elles auraient fait preuve à l’occasion des préparatifs du 1er Novembre, de non-assistance au village lors des tempêtes de neige de l’hiver dernier, d’avoir privé d’eau la population durant pratiquement toute la période d’été en maintenant à l’arrêt la conduite de refoulement desservant le châteaud’eau de Tizi-N’tleta. Fier de son passé révolutionnaire, de sa grande contribution au mouvement national et la guerre d’indépendance, prétendant, par ailleurs, à un traitement honorable imposé avec diplomatie par Ali Zammoum jusqu’à sa disparition, il y a un peu plus d’une année, le village semble aborder, avec le contenu de sa lettre ouverte, une nouvelle phase de ses relations avec les autorités locales.
B. T.

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