Un protocole d’accord portant sur le transfert de tous les équipements publics d’assainissement, meubles et immeubles de la commune de Annaba au profit de l’Office national d’assainissement (ONA) représenté par son directeur régional de Constantine a été signé, hier, en présence des autorités locales. Cet accord porte sur la gestion et l’entretien des 600 km du réseau intramuros d’assainissement du réseau hydrographique y compris les oueds, les canaux de protection et la bassins de rétention (25 km) ainsi que les 14 stations de relevage, stations d’épuration des eaux usées, étangs de lagunage, désinfection et exploitation des systèmes de collecte des eaux de pluie et la protection de la ville des inondations. Cet accord, qui met la commune de Annaba à l’abri de toute critique puisque l’ONA a pris cette responsabilité, ne règle pas pour autant les problèmes de cette ville confrontée périodiquement aux inondations. En effet, le réseau transféré est de loin le plus complexe et le plus difficile à gérer dans la mesure où la topographie des lieux ne permet pas un écoulement normal des eaux et est en général en dessous du niveau de la mer avec des pentes qui refoulent un très fort débit. Certes, les stations de relevage existent mais cela nécessite beaucoup d’énergie et d’énormes moyens financiers, un équipement très cher qu’il faudra surveiller et surtout bien entretenir. A notre connaissance, l’ONA, avec les moyens dont elle dispose, ne pourra s’acquitter convenablement des missions qui lui sont désormais affectées à moins que les pouvoirs publics n’interviennent pour le mettre à l’aise financièrement. A rappeler que cet office, créé le 21 avril 2001, gère actuellement les réseaux d'assainissement de 123 communes soit 19% du réseau national et compte avant la fin de l’année 2005 intégrer dans son programme 19 autres communes. M. Rahmani
Nombre de lectures : 273
|