La daïra de Sidi-Bel-Abbès a désormais du pain sur la planche car 17 591 dossiers de demandeurs de logements sociaux, encore en instance, font l’objet d’une étude par la commission qui jusque-là, n’en a attribué aucun. Depuis 2004, l’opération de distribution des logements sociaux a été retirée aux commissions communales pour être confiée aux commissions de daïra. Pour le programme en cours, trois brigades d’enquête ont été installées au niveau de la daïra de Sidi-Bel-Abbès pour assainir le fichier des demandeurs de logements qui auront à actualiser les documents constituant leurs dossiers. 200 logements LSL (logements sociaux-locatifs) sont achevés à 90% alors que les travaux de réalisation de 370 autres viennent récemment d’être entamés. Dans un passé récent, les logements étaient distribués à peine achevés. Du nouveau dans ce programme, l’attribution ne se fera que lorsque tout sera fin prêt, c’est-à-dire avec l’eau potable, électricité, gaz, espaces verts, aires de jeu, stade, bref tout le nécessaire afin de ne pas renouer avec les émeutes qui ont secoué certains quartiers lorsque les locataires ont manifesté leur colère quant au manque des équipements enregistrés. Par ailleurs, notons que Sidi-Bel-Abbès est la wilaya qui enregistre, à travers le pays, le plus important pourcentage de logements réalisés et attribués que ce soit dans le cadre du CNL, LSP ou LSL. De 2000 à aujourd’hui, 2 120 logements sociaux-locatifs et 500 autres dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire ont été attribués. Actuellement, dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire, la commission de daïra a entamé une opération consistant à reloger les habitants du vieux quartier Emir-Abdelkader. Quelque 120 familles sur les 300 recensées dans ce quartier ont déjà été relogées à Belouladi, une petite localité distante de quelques kilomètres du chef-lieu alors que les autres le seront incessamment. D’après le chef de daïra, “le relogement de ces familles se fera îlot par îlot afin de prendre le temps de les assister dans ce grand changement qui intervient dans leur quotidien, elles qui ont vécu pendant plusieurs décennies dans ce quartier”. A. M.
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