Mercredi 26 Octobre 2005
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Sports : MSN LE MJS RÉPLIQUE AUX OPPOSANTS DU DÉCRET SUR LES FÉDÉRATIONS
Force est à… la loi


Désormais, le décret sur les fédérations a un numéro, 05-405, et a été signé par Ahmed Ouyahia, chef du gouvernement, le 17 octobre 2005. Les doléances, voire “les exigences” des “opposants” ne semblent pas bénéficier de l’attention du gouvernement, tel que souhaité…
Salim Inès - Alger (Le Soir) - A l’agitation née et aux questions soulevées, suite à l’adoption du décret dorénavant référencié 05-405 du 17 octobre, fixant les modalités d’organisation, de fonctionnement ainsi que les conditions de reconnaissance d’utilité publique et d’intérêt général aux fédérations nationales sportives, le ministère de la Jeunesse et des Sports, à travers le directeur du sport de haut niveau, M. Guemmar Kamel, a apporté, au cours d’une conférence de presse organisée à son siège, les éclaircissements qu’attendaient l’opinion publique en général et celle sportive en particulier. D’emblée, le conférencier a tenu à énumérer les aides financières consenties par son département aux fédérations un mandat durant (2000-2004). «Sur le budget sectoriel, il y a eu plus de 400 milliards de centimes », dira-t-il. «Ce montant exclut l’intervention des fonds de wilayas, des APC et autres organismes publics et privés », précisera t-il. S’agissant de ce qui a fait l’actualité récemment ; à savoir le nouveau décret sur les fédérations, notamment les dispositions introduites relatives à la limitation du mandat à 4 ans non renouvelable (Article 11) et aussi du nombre des désignés du ministre relevé à 30%. Ces agencements ont été qualifiés, rappelons-le, par le président du COA «d’ingérence dans les affaires des fédérations». Certains commentaires ont même brandi la menace de la FIFA «qui allait sévir, si le décret est maintenu». Le conférencier, maîtrisant parfaitement son sujet, a «opposé le statut de la FIFA et plus précisément l’article 18 aux incrédules et autres septiques». «La FIFA renvoie aux lois et règlements des pays», tout en exhibant un statut type de la FIFA. Donc, selon M. Guemmar, il n’y a aucun risque de voir l’institution de Seep Blatter mettre son nez pour contester des dispositions que le gouvernement algérien a adopté souverainement… Cet argumentaire, le conférencier le mettra sur «le respect des dispositions législatives sportives et associatives d’abord du pays et ensuite par la conformité du décret par rapport non seulement aux statuts de la FIFA, mais aussi aux statuts de l’ensemble des fédérations internationales». Concernant le point afférent à l’introduction de 30% d’experts, désignés par le ministre chargé des sports, dans les différentes AG, l’exposant a préféré rappelé le contenu du décret exécutif 97-376 modifié et complété du 8 octobre 1997, lequel décret «avait déjà introduit cette notion de représentativité du ministre au sein des différentes AG». «D’ailleurs, c’est sur la base de ce dispositif que les actuelles instances fédérales ont été renouvelées dernièrement », ajoutera-t-il. Sur le cas de la DTN de football, M. Guemmar «ignore la décision de gel prononcée par cette structure suite à la décision de l’OCO de lui interdire l’accès», tout en rendant publique une correspondance de la FAF dans laquelle on peut lire aisément l’accord de cette dernière (FAF) d’évacuer les locaux avant le 15 du mois courant (voir fax similé). Force est de constater que le MJS, version Guidoum, a développé une nouvelle forme de communication en ne laissant pas au temps le soin de répondre aux questions pendantes. Les éclaircissements apportés permettront à tout un chacun de visualiser le sens des intérêts que défendent les uns et… les autres. Justement, le COA n’est-il pas une ONG régie par les dispositions de la charte olympique ? Cette dernière n’a-t-elle pas envisagé que les CNO doivent entretenir de bonnes relations avec les gouvernements, surtout que le décret en question s’adresse aux fédérations et non pas au COA ? Ce faisant, puisque les libertés individuelles et collectives sont souvent avancées en guise de thèse, ne doit-on pas savoir si au niveau du puissant CIO, le principe d’élections aux organes de direction est en vigueur, ou c’est le principe de cooptation, plutôt, qui fait office ? Tellement les notions et concepts sont devenus flous, ne faudrait-il pas revenir aux A B C… A ce sujet,il faut comprendre que le mouvement sportif national est constitué d’un mouvement fédéral et d’un mouvement olympique. L’olympisme n’a jamais chapeauté le mouvement sportif national à lui seul, comme veulent l’imposer… certains !
S.I.

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