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«Vaccin contre la grippe aviaire. Quand sera-t-il enfin
disponible en Algérie ? “
Quand les poules auront des dents
500 jours. 500 jours de barreaux mis en face du cerveau de Mohamed Benchicou
dans le fol espoir imbécile d’encager son talent. 500 jours de cabane pour
Benchicou et des jours et des heures de gloire à venir pour Kébir et Haddam.
Mohamed en taule. Et les tauliers émirs bientôt nous haranguant du haut de
tribunes officielles dressées sur les décombres encore fumants de la décennie
rouge. 500 jours de claquements de portes lourdes et d’extinction des feux pour
celui qui inondait de lumière crue les marécages glauques de la politique
algérienne. Et les feux sur les rampes de la passerelle d’avion qui ramènera
chez nous, inéluctablement, la peste verte. 500 jours à guetter, à attendre que
la plume se fasse stylo amorphe imbibé d’encore sympathique. Et Ouyahia répétant
comme un perroquet grippé qu’il n’y a pas de détenus d’opinion en Algérie. 500
jours à espérer ankyloser l’esprit de Mohamed après avoir paralysé son corps. Et
Abassi Madani “passeporisé” par l’Etat et soigné avec notre argent. 500 jours à
essayer d’effacer des milliers de jeudis de lecture extatique. Et Belkhadem se
déversant par colonnes pleines d’une diarrhée verte se voulant courant d’idées
et d’expressions. 500 jours à interdire à un enfant de voir grandir son père et
à lui tenir sa main rebelle aux stylos offerts et munis de télécommandes. Et
Hassan Hattab accordant des interviews préenregistrées et remises prêtes à
l’emploi par porteurs, ces sherpas des temps nouveaux, ceux qui nous préparent à
faire haie d’honneur aux égorgeurs. 500 jours à priver le journalisme de
journaliste. Et la déferlante d’écrits et de communiqués des “revenants”
commandant par avance, bien avant leur retour, les menus de leurs futurs festins
et les protocoles de leurs “zerdate”. 500 jours à vouloir faire passer la
crinière du lion pour une vulgaire peau de mouton sacrifié. Et les vendeurs
d’épices élevés au rang d’oracles, consultés, écoutés. 500 jours. Et l’imposture
est toujours là ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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