
Régions Est : UNIVERSITÉ ISLAMIQUE DE CONSTANTINE Les manifestations se poursuivent
Un rassemblement estudiantin regroupant plus de 600 étudiants de différents départements a été organisé dimanche dernier à l’université centrale Mentouri. Orchestrée par l’Union générale des étudiants libres (UGEL), cette action entre dans le cadre de protestation contre la décision du conseil disciplinaire quant à l’exclusion des trois étudiants, membres de la coordination estudiantine de l’université islamique Emir-Abdelkader. Dans un communiqué signé par les représentants de l’UGEL, section de l’université Mentouri, les initiateurs de ce mouvement dénoncent “la politique de rigueur et d’exclusion, jugées arbitraire et abusive manifestée incessamment à l’encontre des étudiants, dont le seul crime est de vouloir rétablir une matière fondamentale dans l’enseignement en l’occurrence la charia. Interrogé sur la question, un membre de l’UGEL nous apprendra que six autres universités ont adhéré à cette action, à savoir l’université islamique de Constantine et de Khenchela, l’université de Jijel, de Batna, Tébessa et enfin celle de Oum-le- Bouaghi. Tout a commencé au mois de mai dernier, après la promulgation de la décision émanant du ministère de l’Education nationale relative à la suppression de la filière charia du cycle secondaire et la réduction de son volume horaire dans les cycles moyen et primaire. A la veille du mois de Ramadhan, les étudiants de l’université islamique ont ébruité les lieux à travers un mouvement de protestation, en brandissant des banderoles et en clamant des slogans d’indignation. “Nous n’acceptons pas l’humiliation et nous refusons de passer les examens” ; “Nous nous opposons à l’expulsion des membres de la coordination estudiantine” ; “Quelle honte pour une administration qui n’ose pas prendre de décision” sont autant de slogans reconduits par les protestataires. Les manifestants rejetaient en bloc le verdict du conseil d’administration de l’université quant aux sanctions infligées aux 8 membres de la coordination estudiantine (3 exclusions et 5 en conseils de discipline). Cette dernière regroupe notamment le comité de la charia et la loi, l’Union nationale des étudiants algériens (UNEA), la Ligue nationale des étudiants algériens (LNEA), l’Union générale estudiantine libre (UGEL). Pour rappel les trois membres exclus sont accusés par l’administration d’être les instigateurs permanents de la révolte contre la décision ministérielle, voire des semeurs de désordre à l’université. Reprise aujourd’hui pour les mêmes raison par l’UGEL, la série de protestation n’a pas l'air de connaître son épilogue de sitôt. Les étudiants de l’université islamique ne semble pas abdiquer ni renoncer à leur position initiale et la menace d’une année blanche ne semble pas les dissuader pour autant. Latifa T.
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