Régions Centre : DRAA-EL-MIZAN
Le service de l’état civil submergé


Assurément, le service de l’état civil de l’APC de Draâ-El- Mizan est celui qui est le plus prisé par les citoyens. Sollicitude dont se passeraient volontiers les employés qui, soit dit en passant, ne ménagent pourtant aucun effort pour satisfaire une demande dépassant l’entendement.
L’important flux de citoyens prenant d’assaut le service, chaque jour que Dieu fait, pour la délivrance de documents administratifs, s’explique par le statut de commune mixte dont jouissait Draâ-El-Mizan durant la période coloniale et qui recouvrait une aire géographique qui comprend presque tout le versant sud de la wilaya de Tizi-Ouzou. Aujourd’hui, l’ensemble des citoyens des communes relevant de plusieurs daïras, Tizi Gheniff, Draâ- El-Mizan, Boghni et Ouadhias, en l’occurrence, nées avant 1956, doivent s’adresser à ce même service pour leurs besoins en extraits de naissance. Inutile de relater dans ces colonnes la longue attente qu’ils doivent subir à chaque fois. Avec le déplacement sur des dizaines de kilomètres en aller et retour, c’est souvent le temps d’une journée complète qui est consommé. Une situation qui ne peut durer et qui est sans cesse dénoncée par les populations concernées, autant que par les élus locaux. L’ex-ministre de l’Intérieur et wali de Tizi-Ouzou, M. Benmansour, à l’occasion d’une visite effectuée dans la daïra des cinq colonels, avait d’ailleurs été saisi et sollicité pour trouver une solution au calvaire généré par cette situation. Mais à ce jour aucune mesure n’est venue soulager les citoyens de cette région. Des propositions, ce n’est pourtant pas ce qui manque, nous dit-on. C’est ainsi que certaines voix se sont élevées pour demander de créer au niveau de chaque commune concernée un registre d’état civil reprenant tous les inscrits dans celui de l’excommune mixte de Draâ-El-Mizan, une sorte de décentralisation qui ne fera que rapprocher l’administration du citoyen qui s’évitera bien des tracasseries. Il semble, cependant, que cette démarche n’est pas autorisée par l’administration centrale. Ce qui pousse d’autres à réclamer la création d’un fichier national informatisé pour permettre à tout citoyen se trouvant dans n’importe quelle commune en Algérie de se faire délivrer une copie intégrale de son extrait de naissance. Un vœu bien pieux qui, en attendant sa réalisation, ne dispense pas encore les habitants des lointaines localités de Mekira et Aït Bouaddou, entre autres, de continuer à fréquenter assidûment le service de l’état civil de la commune de Draâ-El-Mizan.
A. A. Y.



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