Régions Centre : BOUIRA
Sit-in des parents d’élèves d’Aghbalou devant le siège de la wilaya


Alors que la majorité des établissements fonctionne tant bien que mal au niveau de la wilaya, le lycée d’Aghbalou, qui a ouvert ses portes il y a plus de trois ans, continue depuis la rentrée scolaire à vivre une situation des plus inextricables induite par un manque flagrant d’encadrement tant administratif que pédagogique.

Cette situation a poussé les parents d'élèves de cette commune, située à 70 km au nord-est de Bouira dans la daïra de Mchedellah, à fermer ce lundi le lycée et se déplacer à Bouira pour observer un sit-in devant le cabinet du wali afin d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la situation lamentable que vit ce lycée. Dimanche dernier, ils étaient des dizaines à être au rendez- vous pour soumettre aux autorités une plate-forme de revendications de onze points dans laquelle on notera entre autres la nécessité de doter le lycée d’agents d’entretien, le déblocage des salaires des enseignants contractuels non perçus depuis une année, le ramassage scolaire pour les élèves qui empruntent quotidiennement plus de 8 km dans des conditions très difficiles, la construction d’un pont au niveau de l'oued Aghbalou, la dotation du lycée d’une couverture sanitaire et d’une ambulance, la perception des 2 000 DA pour les élèves issus de familles nécessiteuses. Tous ces problèmes ont été évoqués par la délégation représentant les parents d’élèves au représentant du wali. Celui-ci a promis de les prendre en charge d’une manière graduelle, notamment les cas urgents comme le manque d’encadrement et d’agents d’entretien. De leur côté, les parents d'élèves, qui rappellent que 31 parmi les plus brillants ont changé de lycée avec la bénédiction de responsables au niveau de la Direction de l’éducation, chose qui a découragé plusieurs autres élèves, ont décidé de rouvrir le lycée dès ce mardi tout en promettant de récidiver en mobilisant des milliers de personnes depuis cette commune où existe, rappelons-le, Takerboust, le plus grand village d’Algérie, au cas où d’ici quinze jours la situation est la même.
Y. Y.

Recrudescence des accidents de la route

Depuis le début du mois de Ramadhan, il ne passe pas un jour sans que l’on signale un accident de la circulation au niveau de l’une des routes nationales qui traversent la wilaya de Bouira. En effet, avec 29 accidents en l’espace de 19 jours qui ont fait jusqu’à présent 6 morts et 59 blessés, la wilaya de Bouira est en passe de battre le record national en ce mois de Ramadhan. Selon les services de la gendarmerie, la plupart des accidents sont répertoriés au niveau de la RN5 dans les régions de Lakhdaria, Aomar et M’chedellah et sont dus généralement à l’excès de vitesse à l’approche de l’adhan, l’heure de rupture du jeûne, mais aussi à l’exiguïté de la RN5 laquelle enregistre un flux routier de quelque 40 000 véhicules/jour dont 30% sont des poids-lourds, alors que sa capacité normale est de 5 000. Pour rappel, les deux derniers accidents mortels enregistrés à Bouira ont eu lieu samedi dernier aux environs de 14 heures, l’un sur la RN18 reliant Bouira à Aïn- Bessam au niveau de la commune de Aïn-Laloui et a fait fait deux morts et quatre blessés, et l’autre, sur la RN5 au niveau de la commune d’Ahnif dans la daïra de M’chedellah, au lieudit Cheikh-Left entre un véhicule léger et un camion, a fait un mort, le propriétaire du véhicule, et un blessé grave, le chauffeur du camion. Par ailleurs, il y a lieu de rappeler que ces accidents, qui endeuillent des familles entières, causent aussi des désagréments immenses aux usagers de la route, notamment ceux de la RN5 lesquels, en plus des bouchons qu’ils rencontrent quotidiennement au niveau des villes d’Aomar et d’El-Esnam. Ils se retrouvent le plus souvent bloqués pendant des heures, comme ce fut le cas avant-hier où des centaines de personnes étaient encore bloquées à l’heure du f’tour. Face à cette situation intenable, les services de la Direction des travaux publics, plutôt que d’essayer de donner des explications face au retard mis dans la réalisation de la tranche d’autoroute Bouira-El-Adjiba laquelle aurait pu régler au moins le problème des bouchons quotidiens constatés à El-Esnam, devront pousser l’entreprise chargée de la réalisation de ce tronçon autoroutier à honorer les engagements faits devant le ministre des Travaux publics au mois de mai dernier, à savoir la livraison de ce tronçon avant décembre 2005. Car au rythme actuel des travaux, la livraison ne se fera pas avant longtemps et dame Nature pendant cet hiver pourra encore une fois être avancée comme cause du retard par nos responsables.
Y. Y.





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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2005/10/26/article.php?sid=29777&cid=23