Culture : TOURNÉE DES SORIF
Les talents aussi commencent petits !


Ils sont six sur scène. Sorif, groupe monté en 2001, qui puise son nom dans la langue berbère, qui veut dire chemin, est avant tout un groupe métissé de par le style qu’il joue et par sa composante. Trois jeunes, d’origine algérienne, installés en France depuis très longtemps, les deux Yacine et Mehdi, et trois Français, Maxime, Fabrice et Vincent, ont pris leur bâton de pèlerin pour aller à la conquête du public algérien.
Ils sont en concert depuis une semaine sillonnant Tizi-ouzou, Bouira, Tizi-Rached, Béjaïa et probablement Alger. Pour durer et se faire un petit chemin dans l’univers du disque, il leur faut d’abord la scène, rencontrer la chaleur du public ; chose promise lundi dernier sur le plateau de la Maison de la culture lorsqu’ils se sont produits en première partie de Mohamed Allaoua. Les Sorif ont su comment allumer le feu et conquérir un public en délire. Les Sorif, baladins “frankabyles” sont un patchwork musical, un cocktail à la fois folk, yal, gnaoui, ray… ajoutant des sons nouveaux aux mélodies et aux classiques kabyles. Ils ont du talent, le sens de la scène. Ils sont déjà sur un projet de disque qui leur tient à cœur, “probablement à la fin de l’année”. Un album avec de nouvelles chansons et quelques reprises, précise Yacine, le chanteur. A les voir sur scène, les “boysbands” encadrés par Idir, leur manager, bossent comme des acharnés. Ils rêvent à leur tour de devenir “gros”….
J. L. Hassani

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