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Avis à la population de Béjaïa ! Ça y est, c’est fini. Vous pouvez
manger sans risquer…
…de vous faire embarquer par la police !
De mémoire, il me semble bien que c’est la première fois
qu’un communiqué de la présidence annonçant les traditionnelles mesures de
grâce du 1er Novembre ne se termine pas par le rituel et utile paragraphe :
"Ces grâces ne concernent que les détenus non coupables de crimes de
sang, de viol, de crimes économiques, etc." Cette foisci, en 2005,
quelques semaines seulement après les 98% du 29 septembre, on ne nous précise
rien sur la "qualité" des libérés du 1er Novembre. Pourtant, nous
savons, en partie grâce à ce brave Monsieur Ksentini que des tangos font
partie des mecs qui ont franchi libres les portes de la prison. Je me demande
pourquoi tant de pudeur dans la rédaction du message de la présidence ?
Franchement, quand on a osé les 98% de OUI en l’absence remarquée des
principaux concernés, les Algériens, je ne vois pas pourquoi on se retient
ensuite, on minaude, on ne lève la jupe qu’à mi-cuisse ? M’enfin messieurs
! Lâchez-vous ! Laissez-vous aller ! Qui oserait encore aujourd’hui vous
faire reproche d’injecter du terroriste par gros bouillons dans les rues de
nos villages et villes ? Les partis politiques ? Le MDS, vaille que vaille,
chambré, raillé et orphelin de Hachemi Chérif dit tout de même tout haut ce
que beaucoup d’Algériens pensent tout bas. Malheureusement, avec l’impact
que l’on sait. Les deux autres représentants d’une réelle opposition se
demandent s’ils doivent se donner l’accolade ou s’ils doivent se plonger
mutuellement la dague dans le dos. Le mouvement associatif ? Ce qui n’a pas
été assassiné par le MIA, le FIDA, le GIA et le GSPC est en train d’être
liquidé par la RADP et ses GS, les grilles de subventions. Alors ? Alors, n’ayez
pas honte de rédiger des communiqués clairs, qui n’obligent pas à lire
entre les lignes. Dites à notre citoyenneté impuissante que vous avez
libérée des terroristes et que vous maintenez un immense journaliste en taule.
Dites-le, sans crainte. En l’état actuel de bétonnage des consciences —
sans même l’aide des camarades maçons chinois — vous pouvez y aller franco
! Et dans quelques mois, que dis-je dans quelques semaines, ce ne sera plus le
retour de Anouar Haddam en Algérie qui posera problème. Mais bien celui des
démocrates exilés, tentés par un éventuel come-back. Je fume du thé et je
reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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