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“Coopération algéro-française.”
Plein gaz !
Il y a des sujets autour desquels on doit absolument éviter de plaisanter, de
faire montre de grivoiserie ou de faire concurrence de jeux de mots plus ou
moins drôles. Ainsi, il ne me viendrait jamais à l’esprit de faire de l’humour
sur l’état de santé d’un homme public, d’une célébrité ou plus généralement
d’une personnalité reconnue comme telle chez nous ou à l’étranger. Bien sûr que
l’humour ne devrait pas avoir de frontières. Bien sûr qu’il est devenu commun de
dire qu’on peut rire et se rire de tout. Malgré cela, je reste personnellement
convaincu que la maladie est un état de faiblesse et de fragilité dont on ne
doit pas profiter pour faire rire et tourner en dérision. C’est peut-être un
lieu commun de rappeler qu’il est lâche de tirer sur une ambulance, mais je le
rappelle tout de même. J’aime à tourner en dérision, à caricaturer, à croquer, à
pasticher, à grossir les traits des gens debout, non diminués physiquement. Ça
m’aide à penser que je ne plonge pas la dague de mon humour dans le corps déjà
blessé et à terre de ma cible. En fait, c’est une question de code d’honneur, de
code de conduite générale. A bien y regarder, il s’agit même d’un problème
d’éducation. Chez moi, on m’a appris, dès mon plus jeune âge, à ne jamais rire
des malades et des personnes en souffrance, même lorsque le rire est sain et ne
part pas d’une intention mauvaise de faire encore plus mal, de remuer le couteau
dans la plaie. C’est ainsi que, s’agissant d’un grand et immense homme public,
d’une personnalité à la notoriété nationale et internationale établie, d’une
figure qui ne peut laisser indifférent, je ne me suis pourtant jamais permis de
faire de l’humour sur les problèmes de santé de Mohamed Benchicou. Et je prie
ardemment pour qu’il se rétablisse et retrouve au plus vite les siens. Je fume
du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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