Lundi 28 Novembre 2005
Accueil | Edition du jour | Archives
Rechercher:   Recherche avancée
Actualités
Périscoop
Régions Centre
Régions Est
Régions Ouest
Sports
Femme magazine
Panorama
Pousse avec eux
Edition du jour
 
Corruptions
Le Soir Mobile
 
 
Nos archives en HTML
Nos archives en PDF
 

RIRE OUI, MAIS PAS DE LA MALADIE !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

“Coopération algéro-française.”

Plein gaz !

Il y a des sujets autour desquels on doit absolument éviter de plaisanter, de faire montre de grivoiserie ou de faire concurrence de jeux de mots plus ou moins drôles. Ainsi, il ne me viendrait jamais à l’esprit de faire de l’humour sur l’état de santé d’un homme public, d’une célébrité ou plus généralement d’une personnalité reconnue comme telle chez nous ou à l’étranger. Bien sûr que l’humour ne devrait pas avoir de frontières. Bien sûr qu’il est devenu commun de dire qu’on peut rire et se rire de tout. Malgré cela, je reste personnellement convaincu que la maladie est un état de faiblesse et de fragilité dont on ne doit pas profiter pour faire rire et tourner en dérision. C’est peut-être un lieu commun de rappeler qu’il est lâche de tirer sur une ambulance, mais je le rappelle tout de même. J’aime à tourner en dérision, à caricaturer, à croquer, à pasticher, à grossir les traits des gens debout, non diminués physiquement. Ça m’aide à penser que je ne plonge pas la dague de mon humour dans le corps déjà blessé et à terre de ma cible. En fait, c’est une question de code d’honneur, de code de conduite générale. A bien y regarder, il s’agit même d’un problème d’éducation. Chez moi, on m’a appris, dès mon plus jeune âge, à ne jamais rire des malades et des personnes en souffrance, même lorsque le rire est sain et ne part pas d’une intention mauvaise de faire encore plus mal, de remuer le couteau dans la plaie. C’est ainsi que, s’agissant d’un grand et immense homme public, d’une personnalité à la notoriété nationale et internationale établie, d’une figure qui ne peut laisser indifférent, je ne me suis pourtant jamais permis de faire de l’humour sur les problèmes de santé de Mohamed Benchicou. Et je prie ardemment pour qu’il se rétablisse et retrouve au plus vite les siens. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

Nombre de lecture : 3146

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site