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Actualités : ÉTAT DE SANTÉ DE BOUTEFLIKA
Chirac rassure


Depuis l’annonce, samedi dans la soirée, de l’évacuation de Abdelaziz Bouteflika vers l’hôpital militaire français, Val-de-Grâce, à Paris, rien n’a filtré sur l’état de santé réel du président. Rumeurs et supputations prennent, dès lors, le relais.
Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - La presse algérienne et même française n’ont pu percer l’impénétrable joyau de la médecine française. Seul le quotidien de gauche Libération a tenté quelques suppositions dans son édition d’hier lundi. “L’urgence est expliquée soit par des problèmes cardiaques soit par une occlusion intestinale sur tumeur abdominale”. L’article intitulé : “Bouteflika se soigne chez son ami Chirac” révèle, par ailleurs, que “Bouteflika, qui est sous dialyse rénale, se fait traiter à Genève. Il y a quelques mois, cependant, il avait été hospitalisé dans la plus grande discrétion à l’hôpital Val-de-Grâce à Paris où son entourage et sa sécurité étaient omniprésents”. Ce n’est qu’hier dans l’après-midi, que les autorités françaises se sont exprimées à propos de l’auguste patient du Val-de-Grâce. Ainsi, à partir de Barcelone où il participe au Sommet euro-méditerranéen, le président français, Jacques Chirac, déclarait, selon l’AFP, lors d’un point de presse : “Ce que je peux dire, c’est que j’ai le sentiment — c’est un sentiment personnel — que les choses se passent bien au Val-de- Grâce et je fais au président Bouteflika tous mes vœux de prompt rétablissement”. Le ton circonspect de Chirac trahit cependant une révélation : Bouteflika ne s’est donc pas encore rétabli ! Une seconde déclaration officielle, émanant des autorités françaises, a été faite, dans l’après-midi, par le porte-parole du ministère de la Défense à l’AFP, M. Jean-François Bureau, affirmait que “le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, hospitalisé à Paris à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce, continue à subir des examens dans le cadre du bilan approfondi annoncé par les autorités algériennes”. Le porte-parole du ministère français de la Défense n’omettra pas, cependant, de préciser “qu’aucune date de sortie n’est connue pour le moment”. Côté algérien, et hormis le premier communiqué de la présidence de samedi dernier, annonçant l’hospitalisation de Bouteflika à l’hôpital militaire de Aïn Naâdja puis son évacuation à Paris, c’est le black-out total. “Le communiqué de la présidence avait été ordonné par le président en personne”, nous révèle une source très bien informée. Mais si le ton dudit communiqué évoquant de simples examens “suite à des troubles digestifs” se voulait rassurant, le fait est que, jusqu’à hier dans l’après-midi, les institutions étaient tout simplement frappées de paralysie. “Depuis samedi, le pays était carrément bloqué. Même les membres du gouvernement ne savaient plus quoi faire”, avoue notre source. “Il a fallu que d’autres nouvelles soient transmises, à partir de notre ambassade à Paris, pour que l’activité reprenne, à un rythme un tant soit peu normal, à partir de cet après-midi”, ajoutait notre interlocuteur.
K. A.

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