Interrogé par l’APS au sujet de l’état de santé de Abdelaziz Bouteflika, hospitalisé depuis samedi dernier à l’hôpital parisien du Valde- Grâce, Ahmed Ouyahia s’est montré particulièrement confiant. “L'état de santé de Monsieur le Président de la République s'est encore davantage amélioré”, a déclaré le chef du gouvernement qui s’est basé sur “des informations recueillies” auprès “des médecins algériens qui se trouvent à Paris avec le chef de l'Etat”. Cette déclaration du chef du gouvernement laisse cependant supposer, voire confirmer que l’état de santé du président de la République a été inquiétant, ce qui viendrait contredire les communiqués officiels faisant état de “troubles au niveau de (son) appareil digestif” et de “bilan approfondi” effectué par les spécialistes français. Les plus hautes autorités de l’Etat semblent avoir des difficultés à gérer une affaire qui aurait pu passer inaperçue si Abdelaziz Bouteflika ne devait pas se rendre en Espagne pour participer au Sommet de Barcelone. Toutefois, dans certains cercles proches du pouvoir, on annonce que le chef de l’Etat a subi une intervention au niveau du colon qui pourrait être suivie d’une nouvelle opération chirurgicale dans les semaines à venir. Simple rumeur ou information authentique ? Impossible à l’heure actuelle de faire la part entre l’info et l’intox, tous les organes du présidents ont été ciblés par la rumeur. Huit jours après son évacuation vers Paris, aucun bulletin médical n’a été rendu public par les autorités algériennes. A ce propos, Ahmed Ouyahia s’est contenté de préciser à l’APS : “En attendant la diffusion d'un bulletin médical par nos médecins qui ont accompagné le chef de l'Etat, il n'y a définitivement aucune inquiétude à nourrir au sujet de l'état de santé.” Même la très expérimentée presse française n’a pu percer le secret du patient de l’hôpital militaire du Val-de-Grâce. Un quotidien français avait parlé d’“occlusion intestinale sur tumeur abdominale” tandis que Radio France Internationale a repris la déclaration d’un médecin parisien qui a fait référence “à une récidive du cancer du rein sous forme métastasique qui viendrait se loger au niveau intestinal et provoquer l’état occlusif”. Notons également que les rumeurs les plus folles circulent depuis quelques jours au sujet de Nourredine- Yazid Zerhouni, ministre d’Etat, ministre d e l’Intérieur et des Collectivités locales, hospitalisé lui aussi en France depuis plusieurs semaines. Néanmoins, aucune information officielle n’a été divulguée à propos de ce haut responsable. Tarek Hafid
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