Le Syndicat national des officiers de la marine marchande (Snommar) tire la sonnette d’alarme sur la situation de “déni de droit” dans laquelle se débattent les 143 travailleurs de la Compagnie algéro-libyenne de transport maritime de marchandises (Caltram). Plus de huit mois après la mise en liquidation de la compagnie, le personnel navigant algérien attend toujours une hypothétique indemnisation. “Plus de quatre mois après l’appel lancé par le Snommar (juillet dernier, ndlr) rien n’est venu conforter les marins dans leur espoir de voir leur problème pris réellement en charge et, malgré plusieurs promesses, la direction générale n’a toujours pas assumé ses responsabilités concernant la prise en charge de cette catégorie de travailleurs”, note le syndicat dans un communiqué de presse parvenu hier à notre rédaction signé par son président Saïd Zermoun. Les 143 marins “pères de famille” faisant partie du personnel navigant sont en attente de leur indemnisation suite à la liquidation de leur entreprise. Contrairement au personnel sédentaire qui a été totalement indemnisé. Selon les termes du communiqué de presse, la cause de leur éviction de la procédure d’indemnisation repose sur “le prétexte fallacieux qu’ils étaient recrutés sous contrat, ce qui leur n’ouvrait droit à aucune indemnité”. Or, ce motif, estime le Snommar, a été “battu en brèche par l’Inspection du travail qui, dans une correspondance adressée aux liquidateurs de l’entreprise, sous la référence n°412/DM/2005 du 31/07/20015, leur a signifié que les contrats de travail (CDD) signés jusque-là par le personnel navigant ne répondaient pas aux critères établis par l’article 12 de la loi 90/11 mais à ceux fixés par l’article 14 de la même loi qui stipule que “ces contrats sont considérés comme des contrats à durée indéterminée (CDI)” et les marins avaient de facto droit à des indemnisations. Pour le Snommar, le blocage se situe au niveau de la partie libyenne qui “refuse d’admettre la légitimité de la correspondance de l’Inspection du travail” donc de reconnaître “les lois de la République algérienne”. Les correspondances adressées par le syndicat aux ministres des Transports, du Travail et celui des Finances sont restées lettre morte. Devant cet état de fait, le Snommar interpelle le chef du gouvernement pour qu’il se penche sur “la situation de ces marins algériens et leurs familles qui attendent un règlement juste et équitable qui consacrera leurs droits”. Lotfi Mérad
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