Plus de 2 000 étudiants de l’annexe universitaire de Bouira sont en grève, depuis dimanche dernier, pour protester contre les mauvaises conditions d’hébergement au niveau des trois résidences universitaires. Ainsi et pour comprendre l’ampleur et la gravité des problèmes auxquels les étudiants sont confrontés, il suffit de rappeler que l’administration de par sa manière de gérer les choses en les laissant arriver au stade du pourrissement, a réussi la gageure de liguer contre elle pas moins de cinq organisations estudiantines, à savoir la LNEA, l’UNJA, la SNE, l’ONSE et, enfin, l’ONEA. Toutes ces organisations se sont enfin entendues pour lancer un même mot d’ordre de grève lequel est suivi presque à 100 %. Concernant les problèmes soulevés, ceux-ci se résument en huit points et concernent chacune des résidences universitaires, à savoir la résidence des filles au niveau des 140 logements, la cité universitaire des 500 lits et, enfin, la résidence des 1 100 logements. Ainsi, en premier lieu, les étudiants grévistes réclament la sécurité au niveau de ces résidences surtout celles des filles en exigeant l’érection d’un mur de clôture avec des guérites de surveillance au niveau des quatre coins. Le deuxième point est relatif à l’hygiène et à la propreté au niveau des cités avec installation des urgences et un médecin permanent entre autres, puis le réfectoire avec comme exigence l’amélioration de la qualité des repas ainsi que l’ouverture de nouveaux réfectoires, le foyer avec la réduction des prix et son ouverture régulière durant des heures bien définies, la prise en charge effective des problèmes rencontrés au niveau des dortoirs, notamment les coupures fréquentes de l’électricité, la distribution irrégulière de l’eau potable et la surcharge d’étudiants au niveau des chambres, l’installation d’une salle Internet et d’un téléphone, le transport pour assurer les déplacements des étudiants et des étudiantes depuis leurs lieux d’hébergement vers l’annexe, les infrastructures culturelles et de loisirs en aménageant des salles pour les jeux éducatifs et la réparation de la radio interne et enfin, comme neuvième point évoqué par les étudiants, la bibliothèque appelée à être enrichie par de nouveaux recueils surtout ceux relatifs au droit, les lettres ainsi que la culture générale, son ouverture entre 18 h et 22 h, l’ouverture d’une autre salle de lecture tout en révisant les modalités d’emprunt des livres. Ce sont là les revendications soulevées dans une plate-forme par les représentants de cinq organisations estudiantines qui ont décidé de maintenir la grève jusqu’à ce que l’ensemble de ces revendications trouve une solution. A rappeler que parmi ces revendications, il en existe celles qui revêtent un cachet intégriste telles que celle qui revendiquent des patrouilles au niveau de la cité universitaire des filles ainsi que des guérites de surveillance avec mur de clôture, une manière de faire de cette résidence universitaire une caserne militaire où les filles seront en instruction. D’ailleurs, et pour rappel, ce sont ces manières inconscientes qui avaient amené l’année dernière des filles intégristes à se bagarrer contre d’autres filles pour annuler un gala qui était prévu au niveau de cette résidence. Y. Y.
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