La bataille s’est révélée être plus ardue que nous l’ayons prévue pour le
RCD au niveau de la commune d’Agouni- Gueghrane. En effet, le parti de Saïd
Sadi n’a du tout pas profité de la défection de son rival, le FFS, dont la
base, assez large, aurait répondu à d’autres sons de cloche.
Il n’est un
secret pour personne que le nouveau parvenu sur la scène politique locale,
le RND en l’occurrence, tire sa raison d’existence toute récente de pans
entiers de la base du plus vieux parti d’opposition, pans qui semblent s’y
réfugier, agacés qu’ils sont par l’arrogance de la nouvelle direction plus
encline à l’invective qu’à présenter une alternative fiable. Ce qui a fait
que ce membre de la coalition gouvernementale a enregistré une fulgurante
ascension au point de rivaliser avec le RCD avec au bout, trois sièges
chacun, les trois autres étant arrachés par les deux autres concurrents
(deux sièges pour le FLN et de le dernier pour le PT). La liste RCD conduite
par un cadre retraité de l’Eniem, Mohand-Amokrane Boumali en l’occurrence,
n’a eu que la maigre avance de 36 voix sur celle du RND, pilotée par Salah
Manjour, directeur d’école en retraite. Et en pareil cas de ballottage,
c’est au plus âgé des deux têtes de listes que revient le poste de maire. En
vertu donc de cette disposition de la loi électorale, la destinée de la
commune incombera au premier nommé et par ricochet au RCD qui, finalement,
n’aura compté que sur son propre électorat.
ATH-BOUADDOU ET TIZI-N'TSLATHA
Le FFS allègrement
Amer a été le scrutin successivement pour le Parti des travailleurs dont
la participation à l’échelle de la commune relève d’une véritable première
et pour le FLN qui n’ont eu aucun des neuf sièges en jeu à Ath-Bouaddou.
Déception moindre mais tout de même déception pour le parti de Saïd Sadi qui
comptait remettre en cause, ne serait-ce que relativement, l’hégémonie du
FFS. Le RCD devra désormais remettre cette légitime ambition à plus tard,
laminé qu’il a été par le plus vieux parti d’opposition qui ne lui a concédé
au bout que trois sièges, lui, qui s’est allègrement accaparé les six
autres. Le plus vieux parti de l’opposition n’a pas éprouvé de contraintes
majeures pour s’assurer aussi les rênes de la commune voisine de
Tizi-n’Tslatha. Il s’est adjugé en effet, quatre des neuf sièges en jeu,
laissant les cinq autres aux trois autres concurrents le FLN, le RCD à
raison de deux sièges chacun et le dernier au RND.
OUADHIAS
Ballottage favorable au FLN
Inédite a été l’issue du scrutin du week-end dernier au niveau de la
commune mère des Ouadhias. Les trois listes en course, celles du FFS, du FLN
et une troisième des indépendants se sont, au bout des opérations de
dépouillement, équitablement départagé les neuf sièges que compte
l’assemblée locale, à raison de trois pour chacune, avec cependant, un
excédent de voix plus conséquent pour les indépendants. Un véritable coup
dur pour le parti d’Aït-Ahmed, qui se voit plus que remettre en cause sa
suprématie sur l’échiquier politique local puisque, en plus de la perte de
sa majorité absolue, le poste de maire revient, comme le stipule clairement
la loi électorale dans ce cas de ballottage, au plus âgé des têtes des
listes ayant obtenu un même nombre de sièges, et qui se trouve être M.
Hellou Mohand-ou-Belkacem, celui qui pilote la liste du FLN. Pour rappel, ce
dernier a été durant un mandat maire adjoint et ensuite membre de la DEC à
la dissolution des APC à l’amorce du phénomène terroriste à travers le pays.
Tafat K.
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