
Régions Est : ANNABA/PRIVATISATION DE L'HOTEL D'ORIENT Rumeur dévastatrice
Les trente travailleurs de l’hôtel d’Orient dépendant de l’Entreprise de gestion touristique de Annaba (EGTA) s’inquiètent de leur devenir suite à un rumeur (apparemment confirmée) de la vente de leur établissement à un privé. Complètement démoralisés et perturbés dans leur travail et ne sachant à qui s’adresser, ils ont tenu avant-hier une assemblée générale dans laquelle ils ont débattu de ce problème et ont transmis leurs doléances au directeur général au président du conseil d’administration et au secrétaire général du syndicat d’entreprise. Les travailleurs se plaignent du fait qu’ils n’ont pas été informés de cette vente ignorent les conditions de celle-ci et si des mesures sociales d’accompagnement ont été prises. Ils s’accordent tous à dire, y compris M. Rassis Wahid, le secrétaire général de la section syndicale, qu’ils ne s’opposent pas à cette privatisation mais refusent de travailler pour le privé, la plupart d’entre eux ont totalisé une vingtaine d’années d’expérience dans le domaine de l’hôtellerie. Ils demandent à être repris par l’entreprise-mère, l’EGT, pour être réaffectés dans les autres établissements dépendant encore de celle-ci, entre autres, le Seybouse, El Mountazeh, le Chellala ou le Mermoura. “Les travailleurs sont tenus à l’écart de cette vente et sont complètement dans le noir, ils ne savent même pas ce qui s’est passé et exigent d’être mis au courant pour savoir ce qu’ils vont devenir. Nous n’avons même pas vu le cahier des charges fixant les conditions de la vente et les clauses qui y sont mentionnées, ceci a influé négativement sur le rendement des travailleurs qui, aujourd’hui, sont en ébullition”, nous confié le secrétaire général de la section syndicale. A signaler que l’hôtel d’Orient est un établissement située en plein centre-ville, sur le cours de la Révolution à Annaba. Compte 43 chambres, emploie 30 travailleurs et n’a à ce jour jamais été déficitaire. M. Rahmani
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