Comme chaque hiver, le problème de l’éclairage public se pose avec acuité pour une majorité de quartiers de la ville. Entre coupures, chutes de tension et pannes électriques, les foyers saïdis ont pris l’habitude de se voir plonger dans le noir à chaque intempérie.
Le constat est pratiquement pareil dans les communes
limitrophes de la ville où aucun ménage ne semble à l’abri d’une coupure
d’électricité. Mais la grande nouveauté c’est que les équipes d’intervention
de la Sonelgaz mettent beaucoup de temps pour intervenir. Il faut dire
qu’une coupure d’électricité dépasse parfois plusieurs heures, à quelques
exceptions près. Le cas de la cité Soummam où la coupure d’électricité a
duré toute une nuit est un exemple édifiant. Il serait plus responsable de
la part de nos services techniques de la Sonelgaz de donner les moyens et en
même temps contrôler l’arnaque dont sont victimes plusieurs citoyens
dépourvus de compteurs, ce qui les oblige à se payer le “fil électrique
illégalement à raison de 300,00 DA par ampoule et par pièce. Pour l’instant,
les habitants de la cité Boukhors, que le terrorisme a fait connaître à
toute la planète, se pressent de regagner leurs domiciles avant la tombée de
la nuit. En cas d’urgence médicale pendant la nuit, nul n’ose s’aventurer,
surtout les chauffeurs de taxi en raison d’éventuels dangers. Il y a un
besoin pressant de régler ce problème et de trouver des solutions à cette
arnaque d’électricité en ce lieu isolé au fond d’un champ de tir. Cette
difficulté que rencontrent les éléments de la Sonelgaz à réparer les pannes
quotidiennes ne peut être expliquée que par la rénovation d’une partie du
réseau électrique de la ville effectuée récemment. Une rénovation qui,
normalement, en cas de panne doit amplement faciliter la tâche des éléments
de maintenance de la Sonelgaz. Cela dit, et au rythme où vont les choses,
cet hiver 2005/2006 risque d’être très froid et très obscur, surtout que
l’usage de l’énergie électrique par ce temps, doit assurer le bon train de
vie de certains ménages à travers une certaine dépendance à bon nombre
d’articles électroménagers. Les familles de la rue Colonel-Amirouche, située
en plein centre-ville gardent encore le souvenir des dégâts qu’ils ont subis
ces derniers jours suite à une chute de tension.
Mohamed Ben Amine
SOUTIEN AU TERRORISME
Un autre réseau démantelé
Après les efforts des services de sécurité qui ont abouti, ces derniers
temps, au démantèlement de plusieurs réseaux de soutien au terrorisme au
niveau de la wilaya de Saïda, voilà qu’une nouvelle opération vient d’être
réalisée cette semaine. En effet, selon des informations qui nous ont été
communiquées par des sources bien informées, 9 personnes dont l’âge varie
entre 28 et 70 ans, toutes originaires des communes de Sidi Boubekeur, Sidi
Amar et Sidi Aïssa, se trouvent impliquées dans une affaire de soutien
logistique aux groupes armés du GSPC, ont été appréhendées et présentées
lundi dernier devant le magistrat-instructeur auprès du parquet de Saïda.
L’opération aurait été menée grâce aux révélations du terroriste arrêté
alors qu’il rendait visite à famille implantée dans la localité de Sidi
Aïssa il y a de cela un mois et qui répond aux initiales B. M. La source
précise que ce réseau opérait en étroite collaboration avec les terroristes.
A suivre.
M. B. A.