Le président de la République, qui samedi dernier, dès son retour au pays, a marqué la reprise de ses activités professionnelles, par la signature de la loi de finances 2006, n’a pas manqué dans son message de circonstance de réitérer son intention de poursuivre “la mise en œuvre du programme” dont il a “été chargé par le peuple”. Le chef de l’Etat, qui a tenu à dire que durant sa période de convalescence il “n’a point cessé de superviser les affaires de l’Etat et d’en diriger les actions”, a de nouveau manifesté son intention de mener à bout ses réformes, entre autres celles de l’éducation et de la justice. Deux chantiers initiés lors de son précédent mandat. Dans un discours essentiellement construit autour de remerciements pour “les marques de sympathie et d’amour” exprimées suite à sa maladie, et de vœux à l’occasion de la nouvelle année et des prochaines fêtes de l’Aïd, Abdelaziz Bouteflika s’est, une nouvelle fois, engagé à “poursuivre grâce au soutien des citoyens et des institutions ses efforts en vue de conférer davantage de rationalité à l’Etat, d’engager la réforme de ses structures de manière à imposer la force de la loi”. L’année qui s’annonce sera donc celle de la mise en chantier de la réforme de l’Etat. Pour rappel, un dossier suivi et finalisé, lors du premier mandat de Abdelaziz Bouteflika, par Missoum Sbih, alors conseiller du président, aujourd’hui ambassadeur d’Algérie à Paris. La déclaration ci-dessus laisse supposer que l’année 2006 pourrait être celle de la révision de la Constitution. “La rationalité de l’Etat” dont a parlé le président samedi dernier a été évoquée en d’autres termes par Abdelaziz Belkhadem mercredi dernier dans une émission de radio. “La Constitution actuelle ne répond pas à ce qui devrait être le régime politique, il faut une clarification des relations entre les différentes institutions constitutionnelles et les institutions de contrôle”, avait indiqué le ministre d’Etat représentant personnel du président. Abdelaziz Belkhadem, qui se trouve être aussi le secrétaire général du FLN qui fait de la révision de la Constitution son cheval de bataille, a affirmé lors de sa sortie médiatique que “le référendum sur la révision de la Constitution ne peut intervenir que sur initiative du président de la République”.Une déclaration qui a vite fait de relancer la débat sur une question qui, curieusement, ne fait pas l’unanimité dans ce qu’on appelle la coalition présidentielle. Rappelons que le RND, par la voix de son secrétaire général, a toujours affirmé que la révision de la Constitution n’est pas une priorité. “Une Constitution doit permettre de s’adapter à toutes les phases, malheureusement, chez nous, les Constitutions, c’est le reflet de celui qui est au pouvoir”, a déclaré jeudi dernier à la chaîne kabyle Belaïd Abdesslem. L’ancien chef du gouvernement estime que réviser la Constitution “n’est pas un signe de bonne santé politique”. Saïda Azzouz
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