L’ex-directeur de l’hôpital de Bordj Bou-Arréridj et visiblement un complice au moins seraient sur la sellette. En effet, selon le chef de service de la police judiciaire (PJ), un travail de prospection de plus de trois mois et demi a permis à l’enquête policière de déboucher sur l’usage illicite de stocks de médicaments périmés. Un constat confirmé par une coordination avec des spécialistes de la question, à savoir médecins, pharmaciens, laboratoires et salles de soins. En parallèle, d’autres transactions suspicieuses des responsables du secteur avec les mêmes partenaires commerciaux, marchés sans contrats ni cahiers des charges, risquent de mouiller davantage d’autres services hospitaliers, notamment la pharmacie, l’économat et le laboratoire. Les deux affaires seraient pour le moment en cours d’instruction judiciaire. Le coup de filet promet encore de rapporter gros puisque le nouveau directeur de l’hôpital a également déposé plainte contre X sur, entre autres, le détournement d’un appareillage médical (deux échographes) d’une valeur approximative de 75 millions de centimes. Le magasinier serait pour le moment le seul accusé puisqu’il serait le seul à avoir les clés du magasin. Sur ordre du procureur général, d’autres pièces qui composent le troisième dossier viennent d’être livrées par la police. Il s’agit en particulier, selon notre interlocuteur, de factures précisant le montant des achats, de l’identité du livreur, de la nature des produits fournis et d’autres éléments en rapport avec le marché de l’appareillage. En attendant sa prise en charge par la justice, l’enquête préliminaire place les accusés devant deux délits majeurs, à savoir détournement des biens de l’Etat et usage illicite de l’argent public. Saâdène Ammara
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