Les Etats-Unis s'attaquent activement aux questions de la corruption dans le cadre d'instances internationales et en prenant des mesures au niveau national, a déclaré un haut responsable du département d'Etat, David Luna, lors d'un séminaire organisé le 9 décembre par une association de juristes de Washington à l'occasion de la Journée internationale contre la corruption. M. Luna, qui est à la tête des programmes de lutte contre la corruption au département d'État, a indiqué que ce ministère faisait porter ses efforts principalement sur la coopération avec d'autres pays dans ce domaine et qu'il encourageait divers pays à poursuivre en justice leurs dirigeants et leurs agents publics qui étaient corrompus. La Convention des Nations unies contre la corruption, qui est, selon lui, le document le plus exhaustif dans ce domaine, joue un rôle de plus en plus important dans la lutte contre ce fléau. Elle encourage la prévention de la corruption, la modification des lois nationales afin de criminaliser la corruption, la coopération internationale en matière d'extradition, l'entraide juridique et la récupération de biens volés. 137 pays ont signé la convention et 37 l'ont ratifiée depuis sa signature en 2003 à Merida (Mexique). Le président Bush l'a soumise au Sénat en vue de sa ratification. À l'heure actuelle, les pays doivent prendre des mesures concrètes pour appliquer cette convention, et ce sera là une tâche difficile, selon M. Luna. Les États-Unis continueront de renforcer leur coopération avec d'autres pays afin de découvrir les agents publics corrompus et d'empêcher qu'ils aient accès aux systèmes financiers et qu'ils puissent se réfugier dans un pays quelconque. Ils s'attaquent aussi à des questions connexes car ils souhaitent que la lutte contre la corruption devienne une seconde nature pour la plupart des états. M. Luna a souligné que le refus par les Etats-Unis d'accueillir sur leur sol des agents publics corrompus, ceux qui leur avaient donné des pots-de-vin et les avoirs financiers qu'ils avaient volés constituait une mesure qui montrait avec force la résolution de Washington de sévir contre eux. L'application de cette mesure, a-t-il dit, a des répercussions à travers le monde. Par ailleurs, M. Luna a abordé la question de la participation de la société civile à la lutte contre la corruption.(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)
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