
Actualités : OEUVRES UNIVERSITAIRES DE TIZI-OUZOU Graves accusations des syndicalistes UGTA contre la directrice
C’est un début d’année qui s’annonce houleux dans les résidences universitaires de Tizi-Ouzou. C’est du moins ce que laissent entendre les responsables syndicaux, affiliés à l’UGTA, des résidences Hasnaoua I, II, III et du campus de l’Habitat. Après une réunion au siège de l’union de wilaya UGTA, les syndicalistes ont convenu de rendre publique une déclaration à travers laquelle ils n’ont pas pris de gants pour tomber à bras raccourcis sur la directrice des œuvres universitaires de Hasnaoua qu’ils accusent, entres autres, de graves dérapages verbaux à l’encontre d’un de leurs camarades. En effet, les rédacteurs de la déclaration se disent “sidérés par les propos de la directrice qui a traité M. Meziani Abdelkader d’arabe et en lui disant qu’elle ne veut pas d’Arabe dans son établissement”. Des propos attribués à la directrice donc, et à laquelle, en sus, on prête un comportement suspicieux puisqu’elle a décidé de rejeter le plan de gestion des ressources humaines. Lequel plan, accusent les syndicalistes, touchait “aux intérêts de cette directrice”. Dans leur réquisitoire, les représentants des travailleurs en veulent à la responsable des œuvres universitaires de tenter de destituer une section syndicale légitimement élue, affirment-ils, en voulant traduire un de leurs camarades, M. Meziani en l’occurrence, ainsi que deux travailleurs. Un personnel qui, à en croire les syndicalistes de l’UGTA, est victime de menaces de la part d’agents de sécurité engagés par la directrice sans procès-verbaux d’installation ni enquêtes d’habilitation. Voilà donc les œuvres universitaires de Tizi- Ouzou revenir au devant de la scène, quelques semaines après qu’eut éclaté au grand jour, suite aux investigations menées de longs mois durant par la brigade économique de la police judiciaire, un scandale impliquant cinq fonctionnaires de l’université et des œuvres sociales et portant sur plusieurs milliards de centimes résultant d’attributions de marchés pour le moins douteuses. Le pot aux roses, faut-il le préciser, a été mis au jour suite à une plainte déposée par la directrice des cités universitaires de Tizi-Ouzou. Azedine Maktour
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