Actualités : INSPECTION DES CHANTIERS DE LA CAPITALE
Les entreprises publiques prises à partie


Le ministre des Travaux publics a effectué une visite d’inspection dans les différents chantiers de la capitale. Au cours de ce périple, M. Amar Ghoul n’a pas manqué de manifester son mécontentement quant à l’avancement des travaux confiés aux entreprises du secteur public. A niveau du carrefour du Chevalley où les délais de livraison finale sont dépassés, il a été recommandé de fonctionner entre minuit et 6h du matin, notamment pour les travaux de finition.
Constatant le retard accusé dans le parachèvement des travaux routiers, le ministre a mis en demeure l’entreprise concernée, l’EBTP, de rattraper les délais au cours des trois jours à venir, faute de quoi il sera procédé à la résiliation du contrat. Quoi qu’il en soit, la délégation a pu constater que l’essentiel de l’ouvrage a été achevé. L’inauguration finale est quant à elle fixée pour la fin janvier. Selon les responsables du chantier, il ne reste plus qu’à attendre le résultat de l’audit sur la sécurité effectuée par la Protection civile. Ses services ont recommandé la séparation des deux tubes ainsi que l‘installation d’une bâche à eau. Au carrefour Aïn-Allah où un grand chantier de réalisation de deux trémies superposées ainsi que le dédoublement de la route en plus de deux autres points giratoires sont en construction, l’entreprise ETRHB a été mise à mal en raison du retard accumulé dans la réalisation des échangeurs. Le ministre fera remarquer à ses interlocuteurs que le chantier ne fonctionne pas durant les weekends, ce qui pénalise l’avancement des travaux. Un délai de trois jours a également été signifié à la société en question avant de passer aux sanctions. Dans les trois chapitres du chantier (routes, ouvrages d’art et AEP), il n’y a que celui réservé aux routes qui a atteint 40% d’avancement. A Oued-El-Kerma, Amar Ghoul s’est également montré mécontent. Celui-ci fera la critique des entreprises publiques qui interviennent dans les chantiers en cours de réalisation à Alger : «L’outil national ne travaille, pas convenablement. Il fournit des efforts, mais il se révèle limité.» Le ministre a également soutenu que les entreprises nationales du secteur public doivent s’adapter à la nouvelle dynamique de travail, autrement elles vont finir par disparaître. M. Ghoul a en outre ordonné l’ouverture des déviations dans la journée même, ceci en attendant la livraison totale du chantier prévue pour la semaine prochaine. La délégation s’est par la suite rendue à l’aéroport international d’Alger où les travaux d’accès à la nouvelle aérogare battent leur plein. Sur place, il a été mis l’accent sur la qualité du produit final tant du point de vue des routes, des ouvrages d’art que des espaces verts. «C’est très important, l’aéroport est la vitrine du pays», a expliqué le ministre. La dernière escale a été observée au chantier de construction d’un pont près de la cité Les Bananiers. Ce projet, qui doit relier ladite citée à la RN24 via Bordj-El-Kiffan, a nécessité une enveloppe financière de 600 000 000 DA. Sur place, il a été décidé l’aménagement d’un espace adéquat afin de laisser un passage au futur tramway.
A. G.
amirsoir@yahoo.fr

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