Culture : MESK EL GHANAYEM
Pour la sauvegarde du chaâbi à Mostaganem


La toute jeune association Mesk el Ghanayem pour la sauvegarde de la musique chaâbie et andalouse de Mostaganem a, en l’espace de quelques mois d’existence, réussi à marquer de son empreinte l’art de la sanaâ dans une ville où il n’est pourtant guère aisé de s’affirmer dans ce genre d’expression musicale.
En effet, la troupe des cheikhs H’mida Benhenda, Khaled Boukhari et Dadi Benmahi, s’active à mettre en branle un véritable processus de formation des générations futures dans l’optique de mieux préserver un aussi riche partrimoine immatériel. Après l’hommage brillamment rendu au chantre du chaâbi mostaganémois, cheikh Kaïd Benhenda, Mesk El ghanayem a dû se produire à plusieurs reprises durant le mois sacré du Ramadhan et ce, à la faveur d’un jeune orchestre encore perfectible et d’une pléiade de chanteurs qui chacun dans son genre, épouse un style particulier. Si au tar et à la derbouka comme à la guitare, les jeunes Benkhadra Mustapha, Chakib et Abdelkader Goual, constituent d’authentiques espoirs du chaâbi du cru, il n’en reste pas moins que des musiciens de la trempe des Habib Beladjel au violon, Salaâ Abdellah et Youcef Mejdoub au banjo, Hakim Belaïdouni à la guitare ou encore Benbernou Bensabeur au clavier, apportent plus d’étoffe au groupe ! Tout récemment, il a été désigné à la direction artistique le jeune et talentueux chanteur chaâbi Kaki Bendjelloul, plusieurs fois lauréat lors des concours et festivals nationaux. Ce dernier est ainsi appelé à diriger la classe supérieure mais, également, à gérer les fleurons de cette association qui devront dans un proche avenir constituer la toute nouvelle classe d’initiation. C’est dire qu’un véritable travail de sape attend les membres de Mesk el Ghanayem en matière de formation, notamment, où assurer une base solide chez nos jeunes apprenants, reste des plus recommandés des objectifs à atteindre. Par ailleurs, l’association en question a pour perspective de se pencher sur un travail de fond et de recherche en ce qui concerne la sauvegarde de la musique chaâbie et andalouse, et ce, de tout ce qui est susceptible d’entourer un tel patrimoine. Composé de médecins, journalistes, cadres, artistes et enseignants, l’ensemble Mesk el Ghanayem semble bien parti pour donner un nouveau souffle à la pratique musicale dite traditionnelle à Mostaganem, et partant, lui assurer l’essentiel, à savoir force et pérennité.
Sid Ahmed Hadjar

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