Régions Centre : MAATKAS
Les élus du RND dénoncent la “tricherie et l’apostasie” du FLN


Moins de 24 h après l’installation de l’exécutif communal, les élus du RND montent au créneau pour dénoncer en des termes très virulents ce qu’ils qualifient de “trahison” de la part de leurs homologues du FLN, sans les nommer. Les propos “d’opportunistes et de carriéristes” apparaissent en filigrane d’une lettre ouverte à la population des deux élus de ce parti.
Selon eux, le “deal” entre le FFS et le FLN pour “compléter” l’exécutif avec un seul élu de ce dernier cité s’apparente beaucoup plus à “un appareillement” et “une tricherie”, car celui-ci (l’élu du FLN) “n’est pas choisi parce que plus crédible que tous les autres comme soutenu, mais pour d’autres considérations que nous laissons le soin au temps de dévoiler”, ajoute la lettre. Il est reproché au parti de Belkhadem d’avoir accepté de siéger et surtout d’avoir négocié et mené des tractations secrètes en solo avec le parti majoritaire, le FFS, faisant fi et transgressant le pacte signé entre les deux partenaires quelques jours après les élections du 24 novembre dernier, pour constituer une majorité et “d’opter pour une gestion tripartite et collégiale”, selon les propos de l’engagement mutuel ayant sanctionne leur alliance et dont nous détenons une copie. M. Toumert Kaci, tête de liste du parti dénonciateur, nous exhiba ce document signé par l’ensemble des élus des deux partis de la coalition présidentielle où on peut clairement constater “le serment” qu’ils se sont mutuellement fait de rejeter toute coalition séparée avec le parti majoritaire et de rester soudés et unis pour toute la durée du mandat 2005-2007”. Plus loin d’autres articles répartis sur deux volets stipulent et devraient renforcer cette conduite et qu’en aucun cas la solidarité et la moralité ne doivent être rompues, “sous peine de l’assimiler à de la traîtrise”. Ceci en plus des dossiers urgents à prendre en charge “pour répondre aux aspirations des citoyens”, lit-on encore. Quant à l’exécutif communal tel que négocié et conçu par ces deux partis et selon toujours le même document, il doit revenir intégralement à leurs élus, la première vice-présidence reviendrait au RND et les deux suivants au FLN. Idem pour les trois commissions, celle des affaires sociales et environnement et aménagement du territoire pour le FLN et celle des finances au RND. En gros, les deux partis ambitionnaient de rafler tout l’exécutif, hormis le poste de P/APC, qui est lui défini par le code communal. Le document est conclu par la signature de tous les élus auxquels s’ajoutent les deux suivants de chaque liste, sous serment et où on peut lire en langue arabe : “Je jure au nom de Dieu et du Saint Coran de respecter les termes du présent document et de le consolider par la réalisation de ses recommandation sur le terrain.” C’est à ce titre que les rédacteurs de la lettre ouverte assimilent la démarche du FLN à de la pure traîtrise : “Le seul commentaire que nous pouvons faire est que jurer par Dieu et le Saint Coran puis trahir son serment relève de l’apostasie”. Et d’enchaîner : “Nous doutons fort qu’un apostat puisse servir loyalement la population.” En outre, comme promis dans la lettre ouverte les élus du RND, promettent de continuer “d’informer les citoyens sur tous ce qui a trait à leur commune” et des actions “de grande envergure envers la populations ne sont pas exclues”, nous dira enfin M. Toumert.
A. A.

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable