Régions Centre : TIZI-OUZOU

LARBAA-NATH-IRATHEN
Cambriolages en série
La petite localité de Larbaâ-Nath-Irathen est-elle devenue l’eldorado de la petite délinquance et de toutes sortes d’actes contrebandiers ? Les citoyens sont de plus en plus inquiets face à la série de vols enregistrée ces tous derniers jours et sur ce fléau qui tend à prendre des proportions alarmantes.

Pas plus loin que jeudi dernier, les services de la police judiciaire de la daïra ont interpellé une bande de jeunes, 11 personnes dont une femme, impliquée dans les vols de maisons. Ces délits sont recensés à travers certains villages de la commune, a-t-on appris de sources policières. Selon les mêmes sources, les cambriolages d’appartements ont progressé comparativement à l’année dernière, période au cours de laquelle il a été enregistré un nombre non négligeable d’infractions pénales. Vols, brigandages et autres actes contres les biens privés composent la grande majorité des affaires traitées par la police durant le dernier semestre. Par ailleurs, la police judiciaire a procédé à la fermeture de plusieurs cafés et bars pour non-conformité à la réglementation en vigueur régissant ce genre de commerce.

A L'APPROCHE DE L'AID
Surenchères et spéculations
“Le mouton de l’Aïd est devenu un produit de haute facture…” Cette déclaration en substance faite par un consommateur renseigne, on ne peut mieux, sur le marché du mouton, “impénétrable” pour le commun des fonctionnaires, en dépit des assurances des éleveurs quant à la stabilité des prix, à trois jours de l’Aïd. Les dernières chutes de pluie et l’abondance du “produit” n’ont pas aidé à la baisse des prix. La flambée du prix du mouton enregistrée ces derniers jours reste stable et le prix oscille souvent entre 18 000 et 35 000 DA, qui dit mieux. Le marché de la ville et certaines places de fortune réservées à l’occasion pullulent de maquignons et autres éleveurs d’occasion. Les moutons “exposés” et bien surveillés n’attirent que rarement l’attention des passants. Les plus téméraires osent à peine demander la fourchette des prix proposée. Pas question de céder au marchandage. A croire que les maquignons se sont donné le mot. Pourtant le dernier week-end d’avant l’Aïd n’a pas sonné le glas pour une probable “solde”. Il est de coutume, qu’aux derniers jours, les prix connaissent leur chute. Il n’en est pas de même pour l’Aïd, cuvée 2006. Et tant pis pour ceux qui continuent à perpétuer la tradition, au détriment très souvent du portefeuille. “Je suis contraint à faire un sacrifice. Cette année, la famille sera au complet, le frère et les neveux passeront l’Aïd ensemble après plusieurs années d’absence”, tente de justifier Ali qui, par là même va célébrer sa nouvelle maison. Pendant ce temps, notre client continue à marchander pour arracher une belle affaire. Au bout de quelques palabres, il a réussi à faire baisser de 1500 DA par rapport au prix annoncé par celui qui se définit comme “éleveur”. Ali paye cache sa rançon, non sang glisser ce commentaire : “Je sais qu’il a pris une bonne marge de manœuvre. Comme dans les marchés de voitures, on vous annonce toujours un prix bien trop élevé pour qu’à la fin vous tomberez sur un prix qui l’arrangerait tout aussi bien.” La réaction du vendeur ne s’est pas fait attendre. “Durant dix mois, je me consacre à l’élevage. Il faudrait penser que le fourrage et l’orge ne viennent pas gratuitement comme vous l’imaginiez. Le quintal du fourrage est proposé à 500 DA, l’orge à 2500 DA et bien d’autres aliments.” La justification du maquignon n’a pas trop convaincu certains clients amassés tout autour. “Vos moutons sont nourris et élevés avec de l’herbe et du pain. Vous ne pouvez pas passez votre temps à les nourrir avec de l’orge à ce prix”, s’exclame un passant, dépité par les prix proposés. Il est vrai parfois que la sincérité affichée par les éleveurs ne sera pas mise en doute. Ils accusent, ce qu’ils appellent les intermédiaires, coupables, pour eux, d’alimenter la spéculation et les surenchères et qui sont à l’origine de la flambée des prix. “Ceuxlà s’enrichissent au détriment des petits éleveurs”, tempère l’un d’eux.
J. L. Hassani

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