Actualités : BOUMERDES
Deux terroristes islamistes repentis spécialisés dans les braquages condamnés à 12 ans de prison ferme


La cour criminelle de Boumerdès a jugé, en seconde partie, l’affaire, mettant en cause un groupe spécialisé dans les braquages de taxi et le vol de voitures sous la menace d’armes blanches et à feu. S. T. alias Nouh et B. R. étaient enrôlés dans le même groupe terroriste islamiste armé.
Après avoir constaté que leur émir monopolisait “el ghanima” (butin de guerre), formule chère aux terroristes islamistes, les deux individus se sont reconvertis, après s’être repentis, dans l’économie de bazar, à savoir la friperie, secteur sous monopole des islamistes. Déception : la fortune ne leur a pas souri rapidement et pour cause la concurrence est rude. Ils se sont alors constitués en bande spécialisée dans le vol de véhicules en braquant à l’aide d’armes blanches et d’un pistolet automatique de calibre 9 millimètres les chauffeurs de taxi. La genèse de cette affaire remonte à 2001. Le 25 juin exactement, les services de sécurité ont été informés qu’un terroriste repenti, a commis un braquage suivi d’un vol de véhicule. Très rapidement les policiers ont procédé à l’arrestation du criminel. Suite à son interrogatoire, celui-ci a reconnu les faits qu’il n’a pas manqués de relater en détail aux enquêteurs. Lui et son complice se sont, en effet, postés sur la route reliant Semmar et Bachdjerrah dans la wilaya d’Alger, où ils ont arrêté un taxi, une 306. Une fois à bord, ils ont demandé au chauffeur de les transporter vers une résidence de Oued Ouchayah. En cours de route et sous la menace d’un couteau et d’une arme à feu, ils ont obligé le chauffeur à descendre de son véhicule. Les deux malfaiteurs ont acheminé la 306 jusqu’à Ouled-Heddadj dans la wilaya de Boumerdès pour la confier à l’un des frères S. M. alias Boualem. Ce dernier était chargé de la démonter et de la vendre en pièces détachées. Les auteurs ont récidivé en volant une R19 au niveau du Hamiz à un autre chauffeur de taxi avant que les services de sécurité mettent fin à leurs agissements. Lors du premier procès, le procureur de la République de la cour criminelle de Boumerdès avait requis la prison à vie contre B. R. et S. T. et la peine capitale contre S. M., en fuite. A l’issue des délibérations, les deux malfaiteurs avaient été condamnés chacun à 12 ans de prison ferme tandis que la peine de mort a été maintenue à l’encontre du criminel en fuite. S’apercevant de la gravité de la peine encourue, le fuyard s’est finalement constitué prisonnier. Il a été rejugé en cours de semaine. Le parquet a requis cette fois la prison à vie mais le juge l’a condamné à 12 années au même titre que ses complices.
Abachi L.

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable