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Quand vient l’heure du mouton, le pays se fige dans une
pause déjeuner prolongée qui sent les abats grillés et les arômes de la
cuisine d’antan, à une époque où la viande n’était pas l’ennemie du
pauvre. A l’heure du mouton, on s’oublie dans la grande bouffe et vas-y que
je mange, déguste, avale et croque et vas-y que je m’empiffre à satiété !
Après avoir subi les mauvaises odeurs émanant de la cage d’escalier, après
avoir valsé sur la paille souillée qui jonche les escaliers depuis quelques
jours, après avoir été agressé par le spectacle de désolation qu’offrent
nos villes à l’approche de cette fête, nous voilà arrivés au bout de nos
peines : c’est l’heure du sacrifice.
Suite...
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