Actualités : RÉALISATION D'UNE CIMENTERIE ORASCOM
C’est un peu la providence pour Oggaz (Mascara)


La commune de Oggaz où vivent 13 000 âmes environ a toujours été quelque peu plongé dans l’anonymat. Et pourtant elle ne se trouve qu’à sept kilomètres environ de la ville voisine de Sig. Il faut dire aussi qu’elle se trouve en marge de la route nationale qui mène vers Oran via Oued-Tlelat. Elle se trouve à la limite des frontières territoriales de la capitale de l’ouest et se trouve donc isolée de l’axe routier.
Pour la petite histoire, alors que nous nous y étions rendus avec une délégation officielle, nous avons été surpris il y a de cela quelques années, d’apprendre que des élèves de Oggaz étaient scolarisés dans un établissement voisin relevant de la wilaya d’Oran. La localité est située au milieu de l’oliveraie qui s’étend à perte de vue et ici l’on ne vit pratiquement que du travail dans les champs oliviers. Ce dimanche, nous la joignons après une halte à Sig. Côté transport, point de problème et le trafic est important car quotidiennement les citoyens de Oggaz se déplacent vers la cité des Olives pour effectuer leurs courses ou vaquaient à d’autres occupations. Nous y arrivons alors et la cité est étrangement paisible. Nous remarquons de nombreux nids de poule dans quelques ruelles. Nous remarquons la présence de nombreux jeunes devant le siège de l’APC où nous attendons le maire. Un jeune hèle son voisin “je vais chez Orascom”. Un autre s’approche de nous et nous demande si nous n’avions pas aperçu le préposé au bureau de main-d’œuvre chargé de recruter du personnel pour la cimenterie. Décidément, Oggaz était à l’heure Orascom. Nous profiterons de l’occasion et conversons avec lui. Il se dira satisfait à l’instar de ses concitoyens de cette réalisation économique chez eux. Cela nous fera sortir de l’oubli rechérit-il, avant de terminer “moi aussi je viens tenter ma chance”. D’autres candidats sont là et il faut dire que le chômage bat son plein. Plus tard, nous apprendrons justement qu’une réunion de coordination se tenait au siège de la daïra voisine de la mairie. Y prenaient part le chef de daïra, le P/APC, des responsables d’agences de l’emploi ainsi que le représentant du groupe Orascom. L’on y avait débattu de la stratégie de l’emploi et des modalités de recrutement. A ce propos, nous apprendrons ultérieurement que la priorité serait accordée aux citoyens de la localité. Là-dessus, l’on est formel. Au sortir de cette séance de travail, nous approchons le P/APC qui nous mènera à son bureau. Cela fait à peine trois mois qu’il se trouve à la tête de l’Assemblée populaire communale en remplacement de son prédécesseur mort tragiquement dans un accident. Une autre personne est issue du secteur de la sécurité, nous apprendra que la commune est sans ressources et qu’il n’existait effectivement pas de perspectives d’emploi. Il existe quelques petites confiseries d’olives mais celles-ci n’ont pas de dimension pour atténuer quelque peu le chômage, précise-t-il. Il signalera également l’existence d’une zone industrielle mais en attendant, la commune compte des agglomérations secondaires importantes tels Ahl Ounaag, M’gaïd, Houalem ou douar Zelamta le plus éloigné du chef-lieu de commune soit 6 km. Le reste, soit une dizaine de douars, se trouve dans un rayon de 2 à 3 km. Bien sûr les priorités sont l’AEP, l’éclairage public ou la voirie et l’assainissement. Notre interlocutreur nous informera que 130 aides à l’habitat rural ont été attribuées durant l’année 2005. L’état d’avancement de la construction des habitations se situe entre 60 et 70%. La cimenterie est une opportunité pour nous, conclura le maire. Pour recevoir les postulants à l’emploi, un bureau a été aménagé au siège de l’APC. L’installation du complexe Orascom produira donc de nouvelles perspectives pour cette contrée isolée. Il sera créé sur le site du douar de Ali-Lounane à quelques kilomètres de Oggaz et le chantier de construction a déjà démarré l’été dernier. Ce sont environ 200 personnes qui ont été recrutées comme manœuvres ou affectées à d’autres travaux. La superficie du projet est de 12 hectares et son coût avoisinerait les 180 millions de dollars. La production elle, tournerait autour de 500 000 tonnes/an. Il devrait donc être réalisé selon les informations communiquées lors du passage du directeur général de Orascom à Mascara, dans une douzaine de mois. Ce serait en définitive 1 500 postes d’emploi qui seraient créés, Oggaz elle, s’apprête donc à sortir de l’ornière. Quand nous avons évoqué la protection contre la pollution, l’on nous avait déclaré que le procès était sophistiqué et le complexe serait doté d’équipements appropriés en conséquence.
M. Meddeber

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