Lorsque tu visites l’Algérie du bazar, celle qui fait du nondroit sa loi, celle qui fait du rapport des forces sa règle, ce qui te frappe d’emblée, c’est l’usage fait du trottoir. L’espace public qu’il constitue est privatisé sans vergogne. On se l’approprie comme un butin de guerre, un trophée que l’on arrache, un objet perdu que personne ne réclame au bout du trois cent soixante-sixième jour.
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