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Handball. Première mesure d’urgence après la débâcle algérienne aux
Championnats d’Afrique :
Raouraoua nommé à la tête de la fédération
Même s’il ne faut y voir aucun lien, comme à l’habitude
dans cet espace, en ces moments de grève dans l’enseignement, de malaise
profond chez nos profs payés des salaires de misère ne couvrant même pas une
facture de gaz et d’électricité en hiver, je veux vous faire part aujourd’hui
d’une expérience que je trouve particulièrement intéressante. En France,
dans quelques écoles pilotes, une formule d’enseignement des langues
étrangères est testée en ce moment : LES CLASSES BILANGUES. Si ! Si ! Vous
avez bien lu, il ne s’agit pas d’une confusion avec bilingues, mais bien de
classes bilangues. Dans une même classe, des enfants de sixième apprennent en
même temps deux langues étrangères. Dans le reportage diffusé vendredi
dernier par TF1 sur le sujet, des écoliers se parlaient, se posaient des
questions et en posaient à leur enseignante indifféremment, en anglais et en
allemand. A une question posée dans la langue de Shakespeare, on peut répondre
dans la langue de Goethe. Bien sûr, il faudra encore attendre les conclusions
des pédagogues en charge du suivi de ce chantier linguistique, évaluer les
premiers résultats pour poursuivre l’expérience telle quelle ou la
réajuster. Je suis convaincu que cela va être fait. Archi convaincu. Il y a
comme ça des convictions que favorise une société où un postier peut devenir
chef d’un parti politique, et continuer à distribuer le courrier. J’ai donc
l’intime conviction que les classes bilangues vont faire leur chemin. Et
pourquoi pas des classes trilangues ou quadrilangues. Je ne m’inquiète pas
pour eux. Par contre, au moment où le monde s’inscrit dans le multilinguisme,
dans l’ouverture tous azimuts sur les langues et cultures du monde, je ne peux
m’empêcher de m’inquiéter pour des enseignants touchant à peine 12000 DA,
qui se font embarquer, interroger et “juridictionner” dès qu’ils sortent
manifester. Je ne peux aussi m’empêcher de m’inquiéter pour un pays où,
au sujet d’une langue parlée par des millions de gens, un mortel, rien qu’un
mortel, un plus que jamais mortel peut se permettre de dire “cette langue ne
sera jamais langue officielle”. Sinon, mis à part tout ça, et comme je l’écrivais
en début de chronique, il n’y a bien évidemment aucun lien entre l’expérience
de bilanguisme en cours en France et le drame actuel des enseignants algériens.
Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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