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“Entreprises en difficulté. Les patrons promettent aux
travailleurs un 13e mois…”
… sans salaire
Fallait donc lire le Soir d’hier lundi pour apprendre que les anciens
“syndicalistes” barbus du SIT vont être indemnisés dans le cadre large et
généreux de la charte pour la réconciliation. Je ne comprends pas le ton
mi-étonné mi-scandalisé du Perisoop qui s’offusque en termes à peine voilés de
cette indemnisation alors que des cadres injustement incarcérés et pas barbus
pour un sou honnêtement gagné n’ouvrent droit à aucune indemnisation. C’est bien
là le Soir d’Algérie ! Je le retrouve ! Toujours aussi prompt à s’emballer dès
qu’il s’agit de quelques poils qui dépassent. Messieurs ! Voyons ! Ce qui est
scandaleux, c’est que l’on n’indemnise qu’aujourd’hui les gens du SIT, ces
“valeureux combattants de la cause syndicale en kamis et hidjab. Comment se
fait-il que le SIT n’ait pas bénéficié plus tôt de l’immense mansuétude sonnante
et trébuchante qui s’est abattue depuis 1999 sur les autres “frères de la
montagne” ? Je les pensais eux aussi bénéficiaires du pardon libellé sur comptes
bancaires, dans le lot des pardonnés de l’AIS, du GIA, du GSPC et autres ONG de
la terreur algérienne. Je découvre stupéfait que le SIT a été oublié. Il faut
vite réparer cet oubli impardonnable. Il faut mettre à niveau les cuves
nauséabondes du pardon. Car de la simple phase du pardon, les dirigeants et
adhérents du SIT doivent passer à l’autre phase “naturelle” de la grande
réhabilitation à l’algérienne. S’il y a une élection d’envergure dans notre
pays, un énième référendum, une charte à adopter, il serait bon que l’opinion
voie, assises aux premières loges des meetings, d’anciennes figures du SIT
venues apporter leur caution syndicale fleurant le ânbar et le musc au programme
présidentiel. Tout comme l’ont fait les Kertali, les Benaïcha, les Benhadjar et
autres Mezrag. 15 ans de répression et de hogra à l’encontre du SIT, ça suffit !
Sortons de nos armoires à compromission les burnous de la respectabilité et
couvrons avec les épaules de ces braves syndicalistes. Nous l’avons déjà fait
avec leurs frères de sang, je ne vois ce qui empêche de vite le faire avec eux !
A touiller dans la fange autant le faire avec une grande louche plutôt qu’avec
une cuillère à café ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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