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Grâce à monsieur Ouyahia nous savons désormais que ce qui est “pressant” n’est pas forcément “légitime”. Et que, disons-le poliment, même la faim ne justifie pas les moyens pour la combattre. Au nom des pauvres, par ailleurs majoritaires dans ce pays désespérément corrompu, il faudra le remercier de cette discrimination au prétexte qu’il est lui le parangon de la rigueur économique. Le voici, le voilà donc, ce grand ministre qui manquait tant à notre démagogique république. L’homme qui prétend détenir la grande vérité dans ce domaine.
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