C’est aujourd’hui que prendra fin la première session de formation des secrétaires généraux des 47 directions de l’éducation en attendant la nomination des trois secrétaires généraux de la capitale. Les séminaristes ont même sacrifié la célébration avec leur famille de la journée de Aoual Mouharam. Mohamed Djadi- Alger (Le Soir) Boubekeur Benbouzid a réaffirmé à l’ouverture des travaux sa volonté d'astreindre les établissements scolaires à "l'obligation de résultat" pour "mieux rentabiliser" le système de gestion. Cette démarche, selon le ministre, vise à "mettre fin à la gestion en solo menée actuellement par le chef d'établissement, en faisant impliquer les associations des parents d'élèves et tous les acteurs de la famille éducative". Le ministre a affirmé que ce "projet d'établissement" consiste en "l'élaboration d’une stratégie à court, à moyen et à long termes" avec des objectifs pédagogiques qui vont réunir tous les acteurs concernés. Le ministre de l’Education nationale, qui a reconnu que "l'un des handicaps majeurs de la réforme du système éducatif est celui de la gestion des établissements scolaires", s'est dit, par contre, "persuadé que les hommes du savoir comprendront que ces mesures sont dans l'intérêt de l'élève et vont dans le sens de son épanouissement" tout en affirmant : "Je sais que c'est difficile et que cela devient de plus en plus contraignant, mais nous n'avons pas le choix, car nous sommes convaincus que nous ne pouvons plus rester dans l'immobilisme." En somme, cette formation, qui s'étalera sur cinq jours, s'inscrit dans le cadre du programme d'appui à la réforme du système éducatif (Meda II), initié en collaboration avec l'Union européenne (UE). Cette première session parmi les des six qui s’étaleront sur quatre années a pour objectif de "définir les attributions du poste de secrétaire général de l'éducation et des compétences indispensables à l'exercice de ses fonctions", selon les organisateurs. Le premier responsable du secteur a souligné l'importance du volet de la formation dans la réforme du système éducatif, secteur auquel le gouvernement Ouyahia "accorde un intérêt particulier en lui consacrant une enveloppe budgétaire conséquente". Boubekeur Benbouzid, qui a rappelé que le programme de formation a déjà touché les directeurs de l'éducation au niveau des wilayas, les proviseurs de lycées et les chefs d'établissements scolaires, "sera mené jusqu'au bout et visera aussi bien le personnel pédagogique qu'administratif du secteur". Pour ce qui est de la nouvelle mission confiée aux secrétaires généraux de l'éducation, conformément au projet de réforme du système éducatif, Benbouzid, qui a précisé que ces derniers "seront chargés de gérer l'administration de manière à ce que le directeur de l'éducation soit le manager pédagogique de l'éducation”, a appelé à remplir la mission qui lui est définie en fonction des objectifs fixés par le ministère de tutelle. Pour s’adapter aux «nouvelles exigences», Benbouzid a mis l'accent sur la nécessité de la mise en place d'un nouveau système de gestion. "Nous ne pouvons plus cautionner un système qui génère l'échec", a-t-il indiqué tout en appelant à "une rupture définitive avec des méthodes de gestion dépassées par le temps". En outre, le ministre a insisté auprès des participants à cette rencontre sur l'utilisation de l'outil informatique qu'il considère comme "un élément fondamental" dans la gestion administrative et le management de son secteur. S'agissant du rôle de l'Union européenne dans la mise en œuvre de ce programme de formation, Benbouzid estime que "l'aide de l'UE est très précieuse et c'est à nous de saisir cette opportunité pour bénéficier de son expertise et de son savoir-faire". Enfin, le ministre de l’Education compte également organiser des séminaires au profit des gestionnaires et inspecteurs au niveau régional. M. D. mohadjadi@hotmail.com
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