Samedi dernier, le wali de Annaba a déclenché une action publique auprès
du procureur général contre tous les responsables à l’origine d’une
négligence criminelle dont a été victime le jeune B. Z., mort électrocuté.
Le drame remonte au 15 janvier 2006 lorsque l’enfant, trouvant la porte
ouverte d’un transformateur de la Sonelgaz et n’ayant pas conscience du
danger, y était entré. Il mourut dans des circonstances atroces.
Le corps
frêle calciné du petit gisait sur le sol. Un drame qui a mis en émoi les
habitants de la cité du 8- Mai-45 en ce début d’année. Inconsolable, la
famille du petit ne savait que faire et ce ne sont pas les explications qui
tirent leurs arguments du fatalisme, très répandu dans les milieux
populaires, qui pourraient changer quelque chose. Selon le communiqué de la
wilaya, transmis à notre rédaction, le chef de l’exécutif tient à ce que les
responsables de ce laisser-aller, qui a coûté la vie à un enfant innocent,
soient punis selon la loi pour mettre fin à ce type de comportement que les
citoyens payent de leurs vie et qui entame la crédibilité des pouvoirs
publics. Il faut signaler aussi, qu’en dehors de ces transformateurs qui
représentent un danger public permanent pour les habitants des cités, la
plupart des lampadaires implantés dans la ville de Annaba surtout ceux des
cités périphériques sont éventrés et des fils dénudés pendent, un courant
électrique de 380 volts est à portée de main des enfants qui jouent souvent
à proximité de ces ouvrages. Les risques sont grands et rien n’est fait pour
réparer ces lampadaires. Certains habitants couvrent eux-mêmes de sachets en
plastiques ces fils mais ce n’est pas suffisant, puisque les jours de pluie,
en passant près de ces poteaux, on entend le grésillement du courant. La
Sonelgaz ou les services de la commune devraient se pencher sérieusement sur
ce problème.
M. Rahmani
Un important lot de pièces de rechange détourné au complexe Mittal
Steel
Samedi, vers 17 h 30, les éléments de la Brigade mobile de la police
judiciaire (BMPJ) de Sidi-Amar ont investi la cité Djabanet- Lihoud, un
quartier situé en plein centre-ville de Annaba. Trois véhicules 4x4 et un
fourgon ont bouclé le périmètre avant que les agents se dirigent vers un
magasin de pièces de rechange de matériel industriel. Ils ont procédé à la
saisie de nombreux cartons qui contiennent des forêts, des fraises et du
matériel pour tours et machines-outils. Le commerçant a été arrêté pour être
interrogé au siège de la Sûreté de daïra d’El- Hadjar. Le lendemain, c’est
au tour du magasinier du complexe sidérurgique Mittal Steel d’être arrêté et
entendu par la police. La valeur marchande des pièces saisies est estimée
provisoirement à 380 millions de centimes mais, selon nos informations, elle
dépasserait largement le triple vu le nombre de cartons pris. Ces pièces
qu’on ne trouve pas sur le marché local avaient été importées par le
complexe pour ses besoins propres mais, apparemment, elles ont été
détournées pour atterrir chez ce commerçant. L’enquête est toujours en cours
et d’importantes révélations sont attendues dans les tout prochains jours.
Affaire à suivre.
M. R.
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