La population d’oiseaux migrateurs a sensiblement chuté, passant d’environ 38 000 sujets en 2005 à seulement 10 700 en 2006, soit la présence d’un oiseau sur trois par rapport à l’année écoulée. Les équipes chargées du comptage des oiseaux d’Oum El-Bouaghi ont, en effet, recensé en ce mois de janvier, 4 700 tadornes de belon, 2 300 flamants roses et 2 000 canards siffleurs seulement, ce qui n’est pas normal du fait qu’en 2005, les mêmes équipes, qui ont activé au niveau des 9 zones humides de la wilaya d’Oum El- Bouaghi, ont relevé l’existence en force de la même tadorne de belon avec plus de 21 000 sujets et du flamant rose avec plus de 8 400 sujets, et environ 8 000 canards siffleurs. Par ailleurs, les services de protection de s conservations d’Oum El- Bouaghi et de Batna, qui travaillent en équipe, n’ont aperçu aucun oiseau au niveau du Chott Ezzemoul situé à 80 km à l’ouest d’Oum El-Bouaghi-ville. Zéro oiseau dans un tel chott qui s’étale sur 4 400 hectares veut beaucoup dire. Cette situation laisse penser que ces oiseaux ont été, soit victimes d’une maladie qui a décimé une bonne partie d’eux, soit d’une opération secrète d’abattage systématique dans d’autres contrées, surtout que durant les mois écoulés la grippe aviaire a semé la panique dans pratiquement tous les pays du monde. Les oiseaux migrateurs sont perçus comme étant un agent de transmission de la maladie et c’est en ce sens qu’ils sont indésirables un peu partout. Un acharnement anarchique contre ces oiseaux est-il la meilleure solution ? Nasredine Bakha
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