La tension est montée d’un cran dans la matinée d’hier à Oran, où deux mouvements de protestation ont été observés. Les citoyens ont bloqué la route à Ras-El-Aïn, en raison de l’inondation de leurs maisons due aux fortes précipitations, et à Es Senia après la chute d’un câble électrique sur une maison au village Kara. Les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les manifestants, qui ont fustigé les responsables locaux. A Ras-El-Aïn, les protestataires ont appelé à leur relogement, leurs habitations menaçant ruine. “Faut-il attendre qu’il y ait mort d’homme pour que les autorités locales prennent en charge nos revendications ?” s’interroge un manifestant, qui appellera le wali à intervenir. “L’action d’aujourd’hui est symbolique, mais nous passerons à la vitesse supérieure en cas de non-satisfaction de notre revendication”, menace-t-on. Même ambiance au village Kara, à Es-Senia, qui abrite environ 600 familles. “En raison de l’absence d’électricité dans ce village, ses habitants ont recours aux branchements illicites”, nous confia un manifestant. Selon ce dernier, Sonelgaz a exigé le paiement de la totalité des habitants des frais de branchement pour procéder à cette opération. Le chef de la daïra d’Es Senia ainsi qu’un représentant de la Sûreté d’Oran se sont déplacés sur les lieux pour discuter avec les manifestants et calmer les esprits surchauffés. Ceux-ci ont pu convaincre les manifestants de libérer la route vers 13h, en attendant une réunion qui se tiendra à Es-Senia et qui regroupera des représentants des habitants avec les responsables de la daïra et de la Sonelgaz. Soraya H. A.
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