Mercredi 01 Février 2006
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Sports : SPORTS MECANIQUES
AG ORDINAIRE DE LA FASM
C’est le fonds qui manque le moins


La Fédération algérienne des sports mécaniques a tenu jeudi passé au siège du comité algérien sous la présidence de M. Hamid Sidi-Saïd et en présence du représentant du MJS, du secrétaire général du COA, son assemblée générale ordinaire à laquelle ont pris part 90 membres sur les 117 représentants les onze ligues de wilaya (Alger, Blida, Oran, Sidi Bel-Abbès, Mostaganem, M’sila, Batna, Bechar, Tiaret, Béjaïa et Sétif) et les 28 clubs dont trois féminins.
Depuis la venue de M. Hamid Sidi Saïd, un ambitieux plan de relance engagé dès 2001, a donné une dimension nouvelle à cette discipline marginalisée pendant plus d’une décennie. La mise en place de pas moins de onze commissions a fait en sorte que ces dernières entrent en compétition, en témoigne celle du développement du sport féminin, qui en 2003, a organisé le “rallye des Colombes” cassant le tabou d’une pratique réservée aux hommes. Depuis, cette compétition est devenue annuelle et en 2005 on peut la qualifier d’internationale puisqu’elle a regroupé aux côtés des nationaux, des Tunisiennes, Marocaines, Françaises, Belges et Russes. L’année 2005 a vu aussi la naissance d’un club féminin à Mostaganem, le troisième en Algérie après le CFSM Alger et le club de Bouzaréah. Les problèmes de cette discipline sportive sont multiples en plus de la nécessité d’un budget colossal, l’infrastructure est le talon d’Achille. L’absence de circuit fermé constitue la difficulté majeure qui freine considérablement la pratique. Certes, les récents aménagements portés au circuit de motocross de Douéra lui confèrent les caractéristiques d’un circuit international mais l’éveil de cette discipline et son développement nécessitent au plus vite de gros investissements en infrastructures. L’espoir réside dans l’assiette promise par les pouvoirs publics pour la construction d’un circuit automoto dans la nouvelle-ville de Bouinan, les projets de karting et même le motocross. Ce n’est pas pour demain que la FASM organisera des courses de vitesse, mais devra se contenter des courses de côte, rallye de régularité, gymkhana, superspéciales, motocross et enduro. Aussi, les programmes de l’année 2005 ont été des plus diversifiés en matière de disciplines (rallye nord-sud, programme 5 Juillet, programme 1er Novembre, programme initié par les clubs de Birkhadem, troisième rallye des Colombes) touchant différentes wilayas et enregistrant une participation record de 685 pilotes. Si les moments forts restent l’apanage du Festival national des sports mécaniques, le rallye nord-sud a marqué l’année 2005 de part la forte participation des pilotes automoto et la réalisation des objectifs sportif, culturel et touristique grâce à l’apport de l’ANALJ, une expérience à répéter et à développer. Djelfa s’en souviendra longtemps de son Festival national des sports mécaniques, le cinquième du genre avec le déferlement de 114 pilotes automoto dont treize femmes. Les 7, 8 et 9 décembre, femmes, hommes, enfants ont fait connaissance avec les épreuves de gymkhana, l’enduro, l’exhibition des jeunes pilotes motos de l’école de Biskra ... Il est à noter que Mlle Mohamed Oussaïd Sihem est rentrée dans l’histoire comme la première femme pilote moto de l’Algérie indépendante. Sur le registre compétitions internationales, l’organisation du Trophée méditerranéen de motocross en 2003 et 2004 par la FASM a mis fin à l’isolement qu’a connu l’Algérie pendant des années. Mieux encore, les résultats sont encourageants à plus d’un titre. Au Paris-Dakar 2005, les frères Megueni ont réussi à se classer 53e au général, réalisant un podium, troisième dans la sous-catégorie Diesel de la catégorie T1. Au 19e Trophée méditerranéen de motocross de Marrakech (Maroc) du 26 au 28.11.2005, l’Algérie a arraché un podium en 125 cc derrière la France et l’Italie, avec une première place au classement maghrébin et assurant trois podiums en individuel avec Kadri Rafik (1er), Kerrouche Khaled (3e) en 125 cc et la troisième place au 250 cc par Larbes Med Djamel et ce malgré l’absence des meilleurs pilotes Boulaârouk A., Mazari L. et Larbes S., blessés. Plus important encore, les performances de Nassim Sidi Saïd ont forcé les portes des grands circuits internationaux en monoplace depuis 1995. Son talent est reconnu des professionnels en témoigne la signature d’un contrat avec l’écurie de Formule I Minardi depuis deux ans. Pour l’année 2006, l’ambition de la FASM est immense avec motocross, super-spectacle, course de côte, gymkhana, enduro en plus du Grand Prix des Aurès, le rallye féminin, le championnat d’Afrique de motocross. Si le nombre de participants est suffisant, la participation au Trophée méditerranéen de motocross en France et d’autres surprises, et tout sera fonction des contraintes de la logistique et le fonds qui manque le moins. Oui le nerf de guerre reste le facteur limitant à moins de trouver des sponsors qui changeront la donne à la fédération, aux clubs en passant par les ligues la réflexion est engagée sur la manière de rapprocher progressivement les conditions d’adhésion et de participation de la FASM des normes internationaux. A la FASM, l’application du décret portant sur l’organisation des fédérations sportives n’inquiète personne bien au contraire c’est une aubaine pour préparer les conditions de la continuité de la relance et du développement des sports mécaniques.
Houadef Med

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