Le syndicat de l’Entreprise portuaire de Béjaïa a décidé de “geler” son
mouvement de protestation qui devait initialement avoir lieu lundi dernier,
pour de dénoncer du projet de réorganisation des ports. La décision
“d’ajourner” leur mouvement de contestation a été prise, selon des
syndicalistes de l’EPB, suite à une réunion de travail ayant regroupé ces
derniers jours, les délégués des travailleurs du port et une délégation
représentant la Sogeports dépêchée à Béjaïa pour s’enquérir des doléances du
conseil syndical de ladite entreprise.
Pour rappel, le conseil syndical du
port de Béjaïa a, lors de sa réunion du 23 janvier 2006, déclaré à
“l’unanimité” de ses membres être “opposé” à toute forme de réorganisation
de l’entreprise. Le même conseil syndical de l’EPB a motivé son opposition
“par les conséquences néfastes qui découleraient de l’application d’une
démarche de réorganisation de leur entreprise, notamment les risques de
perte d’emploi et la suppression de postes de travail”. A. K.
Les étudiants “SDF” ne décolèrent pas
La situation reste toujours très tendue à l’université Abderrahmane-Mira
de Béjaïa où les étudiants observent depuis plus d’une semaine un arrêt
total des cours pour exiger l’amélioration des conditions d’hébergement. Les
étudiants ne décolèrent pas et semblent déterminés à poursuivre le cap de la
protestation jusqu’à l’ouverture de la nouvelle résidence des 1 000 lits d’Ihadadden
et assurer ainsi l’hébergement des quelques 1 200 étudiants “SDF”. La
délégation, dépêchée samedi dernier par le ministère de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche scientifique, pour s’enquérir des problèmes des
“SDF” à Béjaïa n’a visiblement pas abouti à convaincre au terme de leur
rencontre avec les représentants des étudiants de reprendre le chemin des
cours. Pour les représentants des étudiants “SDF” la reprise des activités
pédagogiques est “conditionnée” par l’ouverture de la nouvelle cité
universitaire. Les responsables chargés de la gestion de ce dossier
estiment, pour leur part, que “l’ouverture de la nouvelle résidence ne peut
se faire avant le mois d’avril car les travaux ne sont pas achevés”,
explique-t-on. “La nouvelle cité U est bel et bien prête à recevoir les
SDF”, rétorquent les étudiants frondeurs qui campent sur leurs positions.
Pour rappel, après la fermeture de la RN9 et l’organisation d’une marche
vers le siège de la wilaya, plusieurs dizaines d’étudiants ont assiégé
mecredi dernier le rectorat. Le recteur et une dizaine de ses collaborateurs
ont été séquestrés par les manifestants et n’ont pu être libérés que vers
trois heures du matin, jeudi dernier, par les éléments des forces de
l’ordre. Des affrontements ont été également enregistrés lors de cette
protestation estudiantine causant des dégâts matériels à la bâtisse abritant
le rectorat.
A. K.
L’union territoriale de l’UGTA s’en va en guerre
L’union territoriale UGTA a décidé de reprendre le chemin de la
protestation de rue en appelant l’ensemble des sections syndicales de la
wilaya de Béjaïa à un rassemblement pour mercredi prochain devant le siège
de l’entreprise Jute en guise de dénonciation de la suspension jugée
“arbitraire” de cinq syndicalistes par la direction de ladite unité auxquels
il serait reproché “un détournement des œuvres sociales”. Dans une
déclaration rendue publique, l’UGTA de Béjaïa entend également exiger à
travers leur action “le respect du libre exercice du droit syndical et du
droit de grève, le règlement des problèmes urgents (5 logements de
l’éducation de la commune de Béjaïa, 33 LSP de Tichy et les 40 EPLF) ainsi
que le paiement des arriérés des salaires des travailleurs du parc à de
matériels et ceux des résidences universitaires”. Les syndicalistes de
Béjaïa, présents à la réunion du 28 janvier dernier pour débattre de la
situation socioprofessionnelle des travailleurs des différents secteurs
d’activité à travers la wilaya, ont interpellé la centrale syndicale UGTA
pour “la prise en charge des problèmes urgents des travailleurs et la
satisfaction de la revendication salariale et l’intervention pour mettre fin
aux harcèlements que subit la base syndicale”. La revendication salariale,
qualifiée “d’illégitime” par le chef du gouvernement récemment, n’a pas
manqué de susciter l’ire de l’union territoriale de l’UGTA qui s’est élevée
contre “le démantèlement du tissu industriel, la fermeture des entreprises
publiques et les privatisations tous azimuts qui se sont traduits par le
bradage de l’économie nationale ainsi que les licenciements massifs de
milliers de travailleurs”, écrivent dans leur déclaration les syndicalistes de Béjaïa.
A. K.
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