Mercredi 01 Février 2006
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Régions Centre : BRÈVES DE BEJAIA
Le syndicat du port gèle son mouvement de protestation


Le syndicat de l’Entreprise portuaire de Béjaïa a décidé de “geler” son mouvement de protestation qui devait initialement avoir lieu lundi dernier, pour de dénoncer du projet de réorganisation des ports. La décision “d’ajourner” leur mouvement de contestation a été prise, selon des syndicalistes de l’EPB, suite à une réunion de travail ayant regroupé ces derniers jours, les délégués des travailleurs du port et une délégation représentant la Sogeports dépêchée à Béjaïa pour s’enquérir des doléances du conseil syndical de ladite entreprise.

Pour rappel, le conseil syndical du port de Béjaïa a, lors de sa réunion du 23 janvier 2006, déclaré à “l’unanimité” de ses membres être “opposé” à toute forme de réorganisation de l’entreprise. Le même conseil syndical de l’EPB a motivé son opposition “par les conséquences néfastes qui découleraient de l’application d’une démarche de réorganisation de leur entreprise, notamment les risques de perte d’emploi et la suppression de postes de travail”. A. K.

Les étudiants “SDF” ne décolèrent pas
La situation reste toujours très tendue à l’université Abderrahmane-Mira de Béjaïa où les étudiants observent depuis plus d’une semaine un arrêt total des cours pour exiger l’amélioration des conditions d’hébergement. Les étudiants ne décolèrent pas et semblent déterminés à poursuivre le cap de la protestation jusqu’à l’ouverture de la nouvelle résidence des 1 000 lits d’Ihadadden et assurer ainsi l’hébergement des quelques 1 200 étudiants “SDF”. La délégation, dépêchée samedi dernier par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, pour s’enquérir des problèmes des “SDF” à Béjaïa n’a visiblement pas abouti à convaincre au terme de leur rencontre avec les représentants des étudiants de reprendre le chemin des cours. Pour les représentants des étudiants “SDF” la reprise des activités pédagogiques est “conditionnée” par l’ouverture de la nouvelle cité universitaire. Les responsables chargés de la gestion de ce dossier estiment, pour leur part, que “l’ouverture de la nouvelle résidence ne peut se faire avant le mois d’avril car les travaux ne sont pas achevés”, explique-t-on. “La nouvelle cité U est bel et bien prête à recevoir les SDF”, rétorquent les étudiants frondeurs qui campent sur leurs positions. Pour rappel, après la fermeture de la RN9 et l’organisation d’une marche vers le siège de la wilaya, plusieurs dizaines d’étudiants ont assiégé mecredi dernier le rectorat. Le recteur et une dizaine de ses collaborateurs ont été séquestrés par les manifestants et n’ont pu être libérés que vers trois heures du matin, jeudi dernier, par les éléments des forces de l’ordre. Des affrontements ont été également enregistrés lors de cette protestation estudiantine causant des dégâts matériels à la bâtisse abritant le rectorat.
A. K.

L’union territoriale de l’UGTA s’en va en guerre
L’union territoriale UGTA a décidé de reprendre le chemin de la protestation de rue en appelant l’ensemble des sections syndicales de la wilaya de Béjaïa à un rassemblement pour mercredi prochain devant le siège de l’entreprise Jute en guise de dénonciation de la suspension jugée “arbitraire” de cinq syndicalistes par la direction de ladite unité auxquels il serait reproché “un détournement des œuvres sociales”. Dans une déclaration rendue publique, l’UGTA de Béjaïa entend également exiger à travers leur action “le respect du libre exercice du droit syndical et du droit de grève, le règlement des problèmes urgents (5 logements de l’éducation de la commune de Béjaïa, 33 LSP de Tichy et les 40 EPLF) ainsi que le paiement des arriérés des salaires des travailleurs du parc à de matériels et ceux des résidences universitaires”. Les syndicalistes de Béjaïa, présents à la réunion du 28 janvier dernier pour débattre de la situation socioprofessionnelle des travailleurs des différents secteurs d’activité à travers la wilaya, ont interpellé la centrale syndicale UGTA pour “la prise en charge des problèmes urgents des travailleurs et la satisfaction de la revendication salariale et l’intervention pour mettre fin aux harcèlements que subit la base syndicale”. La revendication salariale, qualifiée “d’illégitime” par le chef du gouvernement récemment, n’a pas manqué de susciter l’ire de l’union territoriale de l’UGTA qui s’est élevée contre “le démantèlement du tissu industriel, la fermeture des entreprises publiques et les privatisations tous azimuts qui se sont traduits par le bradage de l’économie nationale ainsi que les licenciements massifs de milliers de travailleurs”, écrivent dans leur déclaration les syndicalistes de Béjaïa.
A. K.

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