Mercredi 01 Février 2006
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UN PEU DE RESPECT, QUE DIABLE !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Cheb Mami : “Les propos d’Ouyahia et de Belkhadem n’engagent pas le gouvernement.”

Enfin une déclaration sérieuse !

C’est une honte ! Ne vous rendez-vous pas compte du vacarme que vous créez ? N’avez-vous pas conscience que vos cris indisposent et perturbent ? Si ce n’est pas Ouyahia qui hurle que les “revendications de hausse des salaires sont illégitimes”, c’est Belkhadem qui s’égosille à nous convaincre que les “propos d”Ouyahia n’engagent pas le gouvernement et que les hausses des salaires sont tout à fait légitimes”. Dans ce boucan, dans cette bataille enragée, personne d’entre les chiffonniers n’a pensé un instant que cette gueulante allait fortement compromettre la convalescence de Abdekka. C’est un manque total de respect ! Pourtant, les médecins ici et là-bas ont été formels, le chef de l’Etat doit observer un repos complet, rigoureux et absolu. Alors ? Ça rime à quoi, messieurs Belkhadem et Ouyahia, de venir vous boxer sous son balcon, de vous donner en spectacle comme des catcheuses dans un ring rempli de boue ? Et puis, quelle image donnez-vous de notre pays ? Le président est vivant. Il est encore vivant, n’en déplaise aux busards ! Il va même de mieux en mieux. Il gère tout et a un œil sur tout. De quel droit alors avez-vous sonné l’hallali ? Qui a ordonné à la meute de lancer la battue ? Ce comportement me fait tout simplement penser à celui des hyènes. Le roi est là, blessé certes, amoindri certes, souffrant certes, mais ça reste le roi. Et les hyènes font cercle autour de lui, osent sortir la canine de sous la lippe baveuse, resserrent centimètre après centimètre la circonférence du cercle, réduisent son champ d’action, lui qui régnait il n’y a pas si longtemps sur toute la savane. Je suis désolé, messieurs, mais ce comportement ne vous honore pas ! L’Algérie a toujours un président en exercice réélu à 85% des suffrages citoyens, même si on le voit de moins en moins. Et par-dessus tout, l’Algérie n’est plus ce pays qui, en 1979, alors que la tombe de Boumediene était encore chaude, voyait les prétendants à la succession s’entre-déchirer dans un congrès FLN. Eh ! Oh ! Rassurez-moi, yak on n’est plus dans ça ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

H. L.

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