Les nouvelles spécialités ouvertes au niveau de l’annexe de la formation
professionnelle de la commune de Maâtkas, attachée administrativement au
CFPA de Boghni, n’attirent malheureusement pas de candidats. Proposant des
certificats d’aptitude professionnelle (CAP) dans les domaines de
l’horticulture, jardins et espaces verts, l’apiculture et la poterie
céramique, l’annexe désespère de voir se pointer quelques candidats, ne
serait-ce que pour des renseignements et informations concernant les
formations proposées.
Ces spécialités n’ont suscité que l’indifférence de la
frange juvénile dont les rangs de la déperdition scolaire grossissent. C’est
la deuxième fois que l’établissement fait son offre par affichage, cette
fois au niveau de Souk-El-Ténine, l’autre commune de la daïra, après l’avoir
fait au début de l’été de l’année dernière au chef-lieu communal et de daïra
de Maâtkas, sans toutefois enregistrer l’engouement escompté, ce qui a
poussé à l’annulation de la session d’octobre. Vraisemblablement, l’intérêt
est ailleurs, font entendre quelques commentaires empreints de lassitude.
“La localité, qui compte plus de 40 000 habitants, attend impatiemment
l’ouverture d’un CFPA, pompeusement promis, afin que nos enfants puissent
avoir le choix des spécialités et non leur proposer du jardinage et de la
poterie qu’ils rejettent spontanément”, font-ils remarquer. D’une capacité
d’accueil de 120 places, réparties sur quatre spécialités, l’établissement
est loin de répondre aux besoins de la localité en matière de formation. B.
S.
LARBAA-NATH-IRATHEN
Tentative d’enlèvement d’enfants, la psychose !
Psychose au sein des populations et des parents d’élèves. Quatre
tentatives d’enlèvement d’enfants dans la localité de Larbaâ- Nath-Irathen
et sa périphérie ont été signalées la semaine dernière. Faits inédits dans
cette région, ces tentatives visent des enfants dont l’âge ne dépassant pas
les 12 ans, a-t-on appris de sources sûres. Les ravisseurs recourent au même
procédé et agissent à des endroits différents. L’enquête ouverte vise à
déterminer si ces affaires ont un lien entre elles et n’exclut pas que ces
tentatives d’enlèvement sont le fait d’un même groupe d’individus. Le
premier incident a eu lieu à Irdjen, où un garçon, accompagné de sa mère,
qui a aussitôt crié au secours, a pu se dégager de son agresseur qui a pris
la fuite en voiture. Le même mode opératoire a été utilisé dans deux autres
affaires au village voisin d’Azouza et dans un quartier retranché du
chef-lieu de la commune, au lieudit Ledjnan. On ignore si les ravisseurs
circulaient à bord du même véhicule. Un autre fait similaire s’est produit
cette fois-ci et dont une adolescente, une lycéenne, au village d’Aggouemoun,
a fait l’objet. Selon des témoignages, les ravisseurs, parmi eux, figure une
femme, ont essayé de kidnapper la jeune fille qui s’est débattue d’une
manière énergique pour se dégager et s’enfuir. Ces tentatives d’enlèvement
d’enfants ont incité les responsables de l’éducation d’alerter les parents
et leur recommandent une plus grande vigilance, à surveiller leurs propres
enfants et à ne pas hésiter à signaler tout comportement suspect. L’enquête
n’a pas encore élucidé les motivations réelles des ravisseurs. J. L. Hassani
IBOUDRAREN
Les présumés assassins du propriétaire du bar clandestin arrêtés
L’assassinat du propriétaire du bar clandestin à
Iboudraren, à une
quarantaine de kilomètres au sudest de Tizi-Ouzou (voir Le Soir d’Algérie du
21 janvier), a finalement été élucidé. En effet, selon une source
sécuritaire, après avoir appris qu’un conflit est survenu entre les membres
des familles impliquées dans ce drame, une enquête a été diligentée dans la
discrétion par les enquêteurs de la brigade de gendarmerie d’Iboudraren. Les
recoupements et l’investigation aboutiront à l’arrestation de B.
Lounis, 30
ans, B. Khelifa, 32 ans, et O. Abdenbi, 30 ans. Les trois personnes ont été
mises sous mandat de dépôt. Une quatrième personne, directement impliquée
dans cet assassinat, a été identifiée et localisée. Selon la même source,
son arrestation ne saurait tarder. A. M.
APC DE SIDI M'HAMED
Réunion du conseil communal
Le conseil communal de l’Assemblée populaire communale de Sidi-M’hamed
s’est réuni en présence des représentants de la société civile. Au cours de
ce conclave, les élus ont présenté le bilan de l’année 2005, ainsi que les
prévisions de l’exercice 2006. Avant d’entamer les travaux, le président de
l’APC a fait part à l’assistance de l’intégration au groupe FLN de M. Kamel
Bouberbay, après avoir déposé sa démission au parti d’El Islah. Le maire de
Sidi- M’hamed a par la suite rappelé les grands chantiers de sa commune.
Selon Mokhtar Bourouina, la remise sur les rails de l’APC de Sidi-M’hamed
est passée par trois étapes. La première a été de stopper l’hémorragie
financière qui avait prévalu plusieurs années durant. La deuxième a concerné
le redressement de la situation générale de la commune, alors que la
dernière (avenir) est celle du retour à une situation normale. Pour ce qui
est des projets réalisés en 2005, l’orateur a cité les travaux au marché
Ali- Mellah, ainsi que la construction de deux blocs d’immeubles juste à
côté, un nouveau jet d’eau à la place du 1er-Mai, l’ouverture d’une
bibliothèque au 2e groupe, la réhabilitation d’un hôtel communal,
l’éradication d’un bidonville à la forêt Bobillot et le relogement des
familles qui y habitaient. Parmi les réalisations figure aussi la refonte du
réseau d’assainissement de tous les groupes HLM du 1er-Mai. Dans le même
ordre d’idées, 850 familles ont bénéficié d’un programme de relogement, 44
postes d’emploi ont été créés alors que 850 employés communaux ont pu suivre
une formation adaptée. Pour ce qui est de l’année en cours, il a été annoncé
que le budget alloué est de 669.694.128,28 millions de dinars. Ce budget a
été divisé en deux parties. La première réservée au fonctionnement est
évaluée à 419 milliards de centimes. La seconde dédiée à l’équipement est de
250 milliards de centimes. Parmi les plus importants ouvrages annoncés pour
2006, on retient la construction de six immeubles destinés à l’habitation
ainsi que l’achat d’une centaine d’autres pour un budget fixé à 23 milliards
de dinars. Sur un autre chapitre, M. Bourouina a souligné qu’un travail
d’assainissement a permis à l’APC de recouvrer des biens propres qui
n’étaient pas inscrits dans le registre de patrimoine de la commune. C’est
notamment le cas de 14 lots de terrain, 3 salles de cinéma, ainsi qu’un
centre de proximité à Ali-Mellah. Après de chauds débats, marqués par un
transparence exemplaire, il a été procédé à l’adoption du budget de l’année
2006.
A. G.
amirsoir@yahoo.fr
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