De sources judiciaires, nous avons appris que les quatorze étudiants présentés, hier, au tribunal de Blida pour occupation illégale de la voie publique et marche interdite — suite au mouvement de protestation qui a eu lieu dimanche et lundi derniers à l’université de Blida —, ont été placés sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction. Idem pour deux autres citoyens, qui ont profité de la situation pour semer le trouble.
Dans une déclaration, la section du Conseil national de l’enseignement supérieur déplore cette situation et “le climat d’instabilité qui s’instaure et ne cesse d’empirer de jour en jour”. Les rédacteurs du communiqué dénoncent la fuite en avant des responsables des œuvres universitaires et de la tutelle et appellent le ministre de l’Enseignement supérieur à intervenir dans les plus brefs délais pour prendre en charge les problèmes des étudiants. Pour cela, ils estiment que la “libération des étudiants arrêtés est la condition sine qua non pour l’apaisement du climat”. Dans le même sillage, des organisations estudiantines telles que l’UGEL, l’UGEA, l’AREN et l’ONSE ont envoyé un communiqué commun à travers lequel elles demandent aux étudiants de faire montre de sagesse et de calme dans une telle situation. Par ailleurs, elles exigent le transfert immédiat des étudiants de la cité 3 vers le campus numéro 6. Signalons, toutefois, que les étudiants ont également manifesté hier devant l’entrée de l’université. “Le vent de colère risque de s’étaler dans le temps si aucune mesure n’est prise sérieusement”, nous dira un étudiant rencontré au tribunal.
M. B.
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