Culture : DE LA PHOTOGRAPHIE SUBJECTIVE AU MUSEE NATIONAL DES BEAUX-ARTS
Andréas Rost remonte la ligne allemande de 1948 à 1963


Cent soixante-cinq photographies originales, retraçant l’apport allemand de 1948 à 1963, seront jusqu’au 23 février prochain exposées à la galerie des Bronzes du Musée national des beaux-arts. Des photographies réelles et révélatrices du courant international de l’image d’après-guerre.
En noir et blanc, une tendance de l’époque représentant une révolution par rapport à la photographie d’art et expressionniste interdite à cette époque. Selon l’artiste photographe Andréas Rost, la “photographie subjective” n’aspire pas à la reproduction objective ou naturaliste de la réalité, mais plutôt à son interprétation imagée et personnelle par des représentations subjectives de l’image. Le résultat est une photographie structurelle en noir et blanc consciente de la forme, avec des valeurs graphiques accentuées. Elle se différencie clairement de la photographie “objective” et essaye, dès le départ, de se contenter de ses droits artistiques qui dépassaient la simple reproduction de la réalité. Initiée par l’institut Goethe, l’ambassade d’Allemagne en Algérie, en collaboration avec le Musée national des beaux-arts d’Alger, le Musée national de Sétif et le Musée national Zabana d’Oran, l’exposition “La photographie subjective - L’apport allemand de 1948 à 1963” est à visiter au moins une fois. Parcourir le monde de l’art de l’image fixe. Crue, spontanée, l’image fixe le portrait de l’humanité, les traces de vie sur terre et en garde le meilleur : la jeunesse de l’instant. Un instant précieux intemporel, un rêve nostalgique pour les générations à venir. Aujourd’hui, le visiteur est le témoin d’une époque révolue et il est en même temps le personnage principal d’un intervalle dans le futur. L’exposition “La photographie subjective” a lieu jusqu’au 23 février à la galerie des Bronzes au Musée national des beaux-arts d’Alger ; du 2 au 18 mars 2006 au Musée national de Sétif et du 23 au 5 avril 2006 au Musée national Zabana d’Oran.
Sam H.
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