Régions Centre : TIZI-OUZOU
Célébration de la création du RCD à Fréha


Cette année, le 17e anniversaire de la création du RCD a été célébré dans la ville de Fréha. Une initiative des conseils communaux d’Azazga, de Fréha, de Timizar et de Aghribs. Ce jeudi, tous les élus du parti, les militants et les amis ont tenu à faire le déplacement.
Une cérémonie que le président Saïd Sadi a marqué de sa présence en se mêlant aux siens dans une ambiance de fête. La formule de bienvenue fut prononcée par Aziz Mohamed, président de l’APC locale, au nom des élus et de l’organisation des moudjahidine de la région. Connu pour son franc parler et le verbe facile, il abonde sur les contingences de la réalité quotidienne. Tout de même, il s’arrêta sur les quelques projets obtenus, jusqu’à présent, par la force de persuasion, dit-il. Inéluctablement, on s’acheminait vers une teneur du discours plus politique et le ton fut donné par le président de la fédération des élus du RCD, Hassas Malek, qui, dans une intervention d’autant plus circoncepte que précise, n’a pas manqué de souligner l’objectif de l’association et les conditions qui l’ont fait et qui l’ont vu naître et surtout la volonté de ses membres à œuvrer pour une prise en charge effective des problèmes de leurs communes. Il terminera par cette phrase au long sens : “Nous avons le souci de canaliser la dynamique et les compétences pour mieux faire”. Mouloud Lounaouci, troisième intervenant, avertit l’assistance que bien qu’il soit venu plus tard au RCD, 38 années de militantisme démocratique le relient à Sadi. Ensuite, il a rappelé les principes fondamentaux du Rassemblement pour la culture et la démocratie, l’historique de ce qui est leur rapport avec le combat démocratique fut abordé et c’est, fort de cet acquis, qu’il plaide pour une fin de tiraillements et de frictions qui doivent faire place à plus de lucidité. “Il ne faut pas se tromper d’adversaire”, martèle-t- il. Sur la politique générale, l’on retiendra une volonté d’opter pour une opposition constructive loin de toute politique politicienne. Le mot de la fin, le plus attendu en somme, est celui de président qui révélera pour la circonstance l’existence de projets à même d’apporter un plus pour la région, entre autres, le traitement des ordures ménagères, avant d’annoncer que “les organisations sont disposées à investir” pour peu qu’on montre plus de transparence dans notre gestion ou plutôt ce qu’il appellera “une gestion démocratique de proximité”. Incontestablement, cette façon de faire est un indice de crédibilité et une condition sine qua non pour que les partenaires étrangers daignent apporter leur soutien. A l’appui, il révélera quelques chiffres concernant les projets financés par ces derniers dans un pays voisin, six fois supérieurs à ceux captés par notre pays. Mais le docteur Sadi reste confiant quant à une éventuelle amélioration de la situation en ce sens qu’il est sûr de ses représentants locaux. Sur ce plan, il rejoint Lounaouci qui avait donné comme exemple la popularité de l’actuel maire de Fréha, et Irmerche, maire de Aghribs, élus à deux reprises, ce qui dénote d’un travail bien fait et de la confiance de ses administrés. “Nous sommes en mesure d’avoir des finances et des jumelages”, conclut-il. Il faut signaler qu’à l’instar de l’autre docteur, Lounaouci en l’occurrence, Sadi aussi a appelé à plus de sagesse et a exhorté les structures militantes du parti à bien accueillir les nouveaux militants ou les anciens voulant réintégrer leur parti. Il dira que “le bon parti est celui qui ouvre ses portes”. A Fréha, le 17e anniversaire du RCD a tourné aux interventions présentant des perspectives plus à même de répondre promptement aux besoins des citoyens. Désormais, pour travailler mieux, les élus locaux doivent en tenir compte.
B. Ferhati

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